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Texte Libre

Dimanche 27 janvier 2008

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Me voici sur la scène où se lève un rideau
Et pour me découvrir je lève mon chapeau…
Car je suis là pour vous, caché derrière un masque,
À tant vous amuser de mes  mots en bourrasque !

Dans  l'infâme misère et la triste oppression
De ce que l'on voudrait la "Civilisation"

J’ai préféré tremper  ma plume afin d'en rire 
Fustigeant les puissants d'aussi grandes satires…

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Pourtant les quiproquos dont je nourris mes vers
Ne sont aux bien-pensants qu’une mise à l’envers
Du précieux, ridicule, avare ou misanthrope
Donnant par là du fat un sens à toute époque !

Quels sont donc ces travers de triste humanité
Ces piètres fourberies dont vous vous agitez
Ne voyez vous donc pas qu'un Scapin s'en amuse
Et qu'à vos faux savants il oppose ses ruses?

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Si j'apporte la joie à des princes si grands
Que je sais ignorer combien souffrent leurs gens
D’un mariage forcé  je prendrai donc prétexte
Pour faire un Roy danser en risible contexte !...

Ma douce Madeleine avec toi j'étais fort
Inventant le théâtre avec tant d'inconfort
Sur les routes de France et celles de Navarre
Où de peine jamais nous ne fûmes avares!…

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Mais jouer pour la Cour n’est point se renier
Du spectacle malin de ses travers niais
Car c’est ici je crois dans la beauté qui tranche
Du château fabuleux qu’il faut dresser nos planches !

De mon Temps je ferai, autant que je pourrai
Si grande mise en scène et ce soir je jouerai
Ce valet qui du maître a fait un faux malade,
Dussé-je trépasser aux rires en aubade !...

 

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Ecrit en Hommage à

Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIERE (15 janvier 1622 - 17 février 1673).

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Lundi 21 janvier 2008

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Adieu la vie Adieu l'amour

Je vous laisse ici pour toujours!

Je pars pour trouver la limite

L'image qu'un reflet imite

De cet homme que je ne suis
Qu'en ce miroir où je m'enfuis

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Aux rêves de terres nouvelles
Que l'espace infini renouvelle
Quand  mes yeux noyés de lumière
Voient au bout d'un destin austère
L'herbe ondoyant sur les vallons
Quand passe un troupeau de bisons!

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Je retrouverai ces contrées
Où la beauté j'ai rencontrée
Dans la profondeur des regards
D'hommes purs à maints égards
Quand la Nature d'eux prend garde
Et qu'un grand horizon s'attarde
Au soir de si belles lueurs


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A vous faire flancher le cœur
Du bonheur clair de l'insouciance
Quand les guerriers ensemble avancent
Prêts à mourir pour leur Nation
Aux flancs houleux des étalons!

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Mais quand se tairont les fusils
Ceux qui resteront de  nos fils
Pourront-ils en charges brutales
Vaincre encor ces visages pâles
Qui plus nombreux s'en reviendront
Hâter notre extermination…

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Tandis que  l'Esprit des prairies
Foule à jamais l'herbe chérie
Je garderai l'image en moi
De l'harmonie en seule foi
Qu'à leurs totems les sachems gravent
Pour n'être de personne esclaves!

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L e 25 juin 1876 à 15H20 la bataille de Little Big Horn (ou Little Bighorn, Custer's Last Stand - l'ultime résistance de Custer) s’engage à proximité de la rivière Little Bighorn (affluent du Bighorn, un affluent du Yellowstone), dans le Montana.
Elle oppose les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l'US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l'influence du chef sioux Sitting Bull (Taureau Assis).
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Le commandement des attaques indiennes au 25 juin est confié et mené par les chefs sioux CRAZY HORSE (Cheval Fou) et  GALL et le chef cheyenne LAME WHITE MAN.
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Le dernier carré de cavaliers américains succombe à 18h20 après des combats acharnés (cet épisode deviendra légendaire sous le nom de "Dernière résistance de Custer", Custer's Last Stand).
A Little Big Horn 263 hommes du 7e de cavalerie trouvent la mort, et 38 sont blessés. Les dernières recherches des historiens laissent penser que les pertes indiennes ont été très lourdes, allant de 190 morts et 200 blessés au total à 200 morts sur le champ de bataille, sans compter les morts par blessure... Globalement, la moitié de ses 647 hommes du 7e de cavalerie est hors de combat (tués/blessés) et les Indiens d'Amérique ont perdu environ un tiers de leurs 1500 guerriers disponibles .

Cette bataille eut un grand retentissement dans l'opinion publique américaine, et conduisit au massacre de la Wounded Knee Creek, quatorze ans plus tard.
Elle constitue la dernière grande victoire indienne et marque le déclin définitif de grande nation sioux des prairies de l’Ouest américain.


Illustrations tirées pour l'essentiel des œuvres des grands Peintres du monde indien :
Karl BODMER (Zurich 1809 - Barbizon 1893)et George CATLIN (Wilkes-Barre, Pennsylvanie, 1796 - Jersey City, New Jersey, 1872).

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sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Little_Big_Horn
Voir aussi le site des amis de Little big Horn : http://www.friendslittlebighorn.com/

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Vendredi 11 janvier 2008

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Je me suis tant battu pour rien
A rechercher comme personne
Pourquoi faut-il que l’on s’étonne
A blasphémer les jours anciens....

Mais désormais, ni mal ni bien,
Quand la jeunesse en moi résonne
Comme un amour qu’on abandonne
C’est un adieu qui m’en revient…

Et dans ma main je prends ta main
O mon enfant quand tu frissonnes
Dans ce sommeil qui t’abandonne
Tout contre moi je te retiens…

Et c’est pour toi que je reviens
Te dire que la vie est bonne
Dans cet amour que l’on se donne
Ecrire ici les jours anciens !…

Ces jours dont tant je me souviens
Dont l’insouciance encor m’étonne
Dans tes dessins que tu griffonnes
Me libérant de tous mes liens …

O mon étoile et mon destin
C’est ta lumière qui rayonne
Et ta musique qui résonne
Pour que ta vie soit un festin…

Pour te sauver de ton chagrin
Je te ceindrai d’une couronne
De  fleurs sauvages qui foisonnent
A la rosée blanche au matin

Je veux demeurer le gardien
De ta vie quand l’âge me sonne
A l’heure où mes cheveux grisonnent
Sans blasphémer les  jours anciens…

 

 

Peintures : Georges de La Tour

Saint Joseph charpentier - Musée des Beaux-Arts de Besançon

Le songe de saint Joseph (détail) - Musée des Beaux-Arts, Nantesdelatourvisionstjosephc1640.jpg


La petite sorcière malade
Traverse le marécage
Avec son balai brisé
À la main

Les petits oiseaux sauvages
Lui servent de petits pages
Et la conduisent là-bas
Vers le ruisseau

Comme toi dans sa main
Elle conserve son chagrin
Qui fleurit comme un chardon
De blé noir, noir

Un braconnier me rapporte
De petites bêtes mortes
Qui ressemblent à mon amour
Mon amour

Elles ont du plomb dans les ailes
Dans les flancs et la cervelle
Leur sang frais tache la nuit
Toute la nuit

Comme toi loin de moi
Elles ont désormais trop froid
Elles ont désormais trop froid
Pour sourire pour sourire

La petite sorcière est morte
On a cloué sur sa porte
Quatre grands papillons bleus
Et muetsCAMN0DEB.jpeg

Le même deuil sur ta porte
Comme le courant m'emporte
Vers de grands sables mouvants
Trop mouvants

Et pour toi dans ma vie
Jaillissent des feux follets
Jaillissent des feux follets
Dans mes nuits
Dans mes nuits

Dans ma vie !

Paroles: Étienne Roda-Gil, musique: Julien Clerc


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