Je partirai par un matin
Souillé de brumes hivernales…
J'aurai jeté tous mes refrains
Toutes mes illusions fatales !
J'aurais ôté de mon esprit
Ces rêves qui font des mirages...
Et, las, sans rêves ni dépit,
Sans amour, ni haine ni rage,
Je m'éloignerai lentement
De la ville encore endormie...
Et mon coeur plein d'enchantement
Ne regrettera plus sa vie…
Car je marcherai de longs jours
Dans les forêts et les campagnes,
Car, ainsi, j'irai pour toujours
Sans chien, sans ami, sans compagne.




