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Texte Libre

Samedi 27 mai 2006

Si comme hier, le cerveau vide, le teint hâve,

Harassé d'avoir trop marché, d'avoir trop cherché,

Perdu dans la ville immense que le brouillard délave

Et marchant du même pas distrait, je te retrouvais...

 

Me tendrais-tu la main une fois encore?...

 

Si dans les néons des grandes avenues

Et les reflets évanescents de publicités trop connues,

Alors que la nuit, triste, froide, revcouvrirait la ville

Tu m'apercevais, les bras en croix, titubant comme un débile...

 

Dis, me tendrais-tu la main une fois encore?...

 

Si dans ces ports aux entrepôts fétides

Où croupissent les hordes d'esclaves livides,

sur des caisses blanches en partance pour autrepart

Tu me découvrais souffrant des mêmes cauchemars...

 

Oh! me tendrais-tu la main une fois encore?...

 

Et si, dans l'incoersible tumulte de la foule

Qui se répand dans les cavernes souterraines

Lorsque le soir revient, régulier, ce flot, comme une houle,

Tu me voyais m'écrouler en criant ma peine et ma haine...

 

Oh! me tendrais-tu la main une fois encore?

Et contre la peur insoutenable qui m'emplirait tout à coup

Dresserais-tu de nouveau, tes deux bras autour de mon cou,

le rempart infranchissable de ton corps?

 

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Vendredi 26 mai 2006


Il pleut tout doucement et le bruit monotone

De l'eau sur les carreaux vient m'annoncer l'automne

Il va tout effacer des parfums de l'été

En mouillant le jardin désormais sans gaieté...

Il n'y a plus de fleurs et tout se couvre de sombre

Et je ne vois plus rien, je ne suis plus qu'une ombre...

Une immense tristesse envahit la maison

Où la joie a fait place à la désolation,

Désolation sans fin du pays qui s'endort

Et sentiment cruel de l'été qui est mort.

Il pleut tout doucement et le bruit monotone

De l'eau sur les carreaux en mon esprit résonne.

 

Septembre 1970

 

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Jeudi 25 mai 2006

Que nous restera-t-il d'ici quelques années

De notre adolescence et de son temps passé

Nous ne garderons rien que des roses fanées

Qui rescussiteront des regrets effacés

Ou bien quelque musique en valse ou symphonie

Parfum de notre jeunesse et de son univers

Un peu de romantisme ou de monotonie

En relisant Rimbaud Verlaine et Baudelaire

Qui touchaient tant nos coeurs, en voyant quelques larmes

Séchées sur cette feuille où j'écris aujourd'hui

Que nous restera-t-il de ce temps plein de charmes

Qui s'en va doucement, nous laissant dans l'ennui....

 

 

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Lundi 22 mai 2006

Quand je me connecte le soir, il y a le reflet d'un homme fatigué sur l'écran de mon ordinateur....  Un homme éreinté et floué par le temps dérobbé...

Tant d'espoirs factices en ce jour finissant, et de vrai désespoir dans ces rires d'adultes repus ; tant de d'auto-satisfaction et d'infatuation... Et de mots inutiles, de discours faciles, dits avec la conviction des hommes sûrs d'eux-mêmes, de ceux qui se contentent du plaisir de la panse et de la fausse gloire d'une virilité puérile...

S'ils savaient tous ceux là comme je hais le grand cirque de leur journée qui me vole mes rèves et me plombe les ailes... Combien je hais ces matins sans but à se mettre en route vers un jour sans attrait et déjà si plein de la vacuité des convenances et des obligations...

Mais quand la lumière éclaire mon écran et que je tape mon pseudo, ja vois apparaître une petite main tendu vers une fleur. Et c'est ptit Pim qui est là et qui m'attend sur MSN pour  me dire bonsoir. 

Mon pt'it Pim combien j'espérais cet instant de t'envoyer ce bouquet de mots que j'ai cueilli aujourd'hui dans un coin bien caché de mon ennui de vivre... car toi aussi tu est las de ces jours sans mémoire.

Tu me réponds par une phrase courte et des soleils rieurs que tu joins comme autant de mercis. Alors ce vide qui me hante se remplit  soudain: tu es là, juste derrière l'écran, au bout de mes mots, comme une musique sur la portée et ma vie se remet à vivre par magie....

Ptit Pim, il faut que je t'avoues : je t'imagine sans te voir et je t'entrevois pourtant sourire à ces mots que je t'envoie comme autant de signes de la main. Ptit Pim, ce sont des brassées de bonheur sauvage  que tu répands en retour sur mon coeur et ta poesie est comme un ile où j'aime me réfugier.

Ptit Pim, le parfum de ton âme si pure accompagne ces mots que tu dessines pour moi sur ton clavier et qui touchent mon âme comme une jouvence enfin trouvée...  Ptit Pim, je te croyais fragile et c'est toi qui me rassure et cette petite musique que tu distilles du fond du coeur s'écoulera demain dans mes veines pour me donner la force d'attendre ton retour...

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Vendredi 19 mai 2006
 
Mon Ange de ce soir
 
 
Ce poème a été réédité après modification sur la page suivante :
 
 
 
 
Pour Angélique
23 novembre 2005
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Vendredi 19 mai 2006
 
 
Ce n’est qu’une attention qu’à vos pieds je dépose
Madame en ce beau jour où je fis de mon mieux
A courir vers le cap dans des embruns houleux
Avec tant de ferveur pour cueillir cette rose…
 
 
Ce n’est rien qu’une fleur payée de ma sueur
Et de mes muscles pris par la douleur si forte
Qu’à la pensée de vous qui seule réconforte
J’ai voulu réserver mes battements de cœur…
 
 
Courir pour qui, pour quoi, si je n’avais Madame
Ce bonheur de savoir qu’enfin vous existez
Je n’aurais aucun but et n’en aurais l’attrait.
 
 
Les efforts de mon corps autant que de mon âme
Prendraient enfin un sens si vous daigniez un temps
Conserver cette fleur dont je vous fais présent
 
 
 
15 octobre 2005
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