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Texte Libre

Mardi 31 juillet 2007

Un jour je m’en souviens
De tes deux bras ouverts
Dans ma vie tu parvins :
Tu m’avais découvert !…

De ces mots bien écrits
J’avais senti l’essence
d’un si nouvel esprit
formant grande présence.

J’y jetais tout mon être
Pour sentir dans mon cœur
l’inattendue fenêtre
S’ouvrir à ton bonheur !

Que de  jours, de soirées
Jalonnés  des messages
d’âmes désemparées
Se donnant tant de gages…

Un jour je m’en souviens
Tu voulus que j’avoue
La nature d’un  lien
Si fort et  aussi fou…

Ces deux mots j’écrivis
Pour que le vent les sème
Et tu me répondis
Qu’on est bien quand on s’aime !

Et ces mots, chaque jour,
Je t’en fis une offrande
Croyant si fort toujours
Que l’amour les transcende !

Ce temps là fut si beau
Et rien je ne regrette
Quand d’un si  beau flambeau
La  lueur se projette…

Je t’aimais d’amour fou
Comme jamais peut-être
un homme à tes genoux
Aima de tout son être…

Un jour je m’en souviens,
Tout en haut de ce mont
J'ai cru Le voir si bien
Quand je criai ton nom...

Il m'apparut si grand
Qu'a genou je me mis
Pour Le prier autant
Et te confier à Lui...

De ce jour j'ai gardé
Cette miséricorde
De t'avoir protégée
Que seul IL nous accorde
...

Et ce jour vit en moi
Il restera toujours
Lumière de ma foi
Veillant sur mon Amour...

Mais si l’éternité
Jamais longtemps ne dure,
Que ma sincérité
Reste en mon écriture!…

Car, vois-tu, de juger,
Aujourd’hui, ma souffrance,
Ne fait que préjuger
De ma désespérance!…

Et de ce qui n’est plus
Ne froisse plus la  page,
Laisse moi l’absolu,
Au moins, dans mon naufrage
 !




©lailesurlaplume





Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
-Te souvient-il de notre extase ancienne?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
-Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois tu mon âme en rêve? -Non.
-Ah! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches! -C'est possible.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir!
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Paul Verlaine (colloque sentimental)

 

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Dimanche 29 juillet 2007


Aujourd’hui tandis que je montais la montagne, par cette route abrupte vers ce col, le plus haut de l’Europe, tandis que mes muscles demandaient grâce, et que mon esprit flanchait sous  le soleil implacable, j’entendais dans ma tête ces paroles d’Aznavour dont la musique m’assourdissait dans ma souffrance !

De t'avoir aimée, aimée comme un fou
Aimée a genoux, bien plus que debout
À n'en plus dormir, à n'en plus manger
Que me reste-t-il, de t'avoir aimée ?

De t'avoir aimée, de l'âme et des yeux
À en oublier, jusqu'au nom de Dieu
Pour ne plus avoir, qu'un nom à crier
Que me reste-t-il, de t'avoir aimée ?

Reste que ma voix, sans écho soudain
Restent que mes doigts, qui n'agrippent rien
Reste que ma peau, qui cherche tes mains
Et surtout la peur, de t'aimer encore
Demain presque mort

De t'avoir aimée, aimée de douleur
À m'en déchirer le ventre et le cœur
Jusqu'à en mourir, jusqu'à m'en damner
Que me reste-t-il, de t'avoir aimée ?

Ne me reste plus
Qu'un amour que tu
Viens d'écarteler

Oui, de t’avoir aimée…  De t’avoir aimée comme un fou !

Quand au pied de ce mont qu’il me fallait encore gravir, comme une muraille devant moi, alors que mon corps ne répondait plus, et que mon âme s’effondrait parce que je n’y croyais plus, et que tant m’encourageaient, d’autres paroles m’envahissaient aussi…

Les ai-je entendues, les ai-je suivies?….

Je ne sais plus...

Il faut savoir encore sourire
Quand le meilleur s'est retiré
Et qu'il ne reste que le pire
Dans une vie bête à pleurer

Il faut savoir, coûte que coûte
Garder toute sa dignité
Et malgré ce qu'il nous en coûte
S'en aller sans se retourner

Face au destin qui nous désarme
Et devant le bonheur perdu
Il faut savoir cacher ses larmes
Mais moi, mon cœur, je n'ai pas su

Il faut savoir quitter la table
Lorsque l'amour est desservi
Sans s'accrocher l'air pitoyable
Mais partir sans faire de bruit

Il faut savoir cacher sa peine
Sous le masque de tous les jours
Et retenir les cris de haine
Qui sont les derniers mots d'amour

Il faut savoir rester de glace
Et taire un cœur qui meurt déjà
Il faut savoir garder la face
Mais moi, mon cœur, je t'aime trop

Mais moi, je ne peux pas
Il faut savoir mais moi
Je ne sais pas
 !...

Au moment où je m’effondrais derrière la ligne et qu’on me soutenait, et qu’on me réchauffait, je les entendais ces mots me transpercer le cœur… Il faut savoir, il faut savoir, et je les murmurai à cette jeune secouriste qui ne comprenait guère : il faut savoir mais moi, je ne sais pas…

Je ne saurais jamais...

Et je voulais rester, m’engloutir dans la souffrance tout en haut des cimes de la Bonette  !

De t'avoir tant aimée!

29 juillet 2007 Dans Le journal d'un Humain...




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Vendredi 27 juillet 2007



Ecrire quelques mots  pour conjurer le sort,
Montrer que je suis là et que j’existe encor
Pour te le dire à toi qui tant de toi me donnes
Et pour moi fait brûler cet amour qui rayonne…

Tu m’as tendu ta main en ce geste accompli
Pour m’emmener loin dans la vallée de l’oubli
La chaleur de ta main a fait brûler la mienne
Quand tu me murmuras cette espérance ancienne…

De ces prières pour moi que tu fais dans la nuit
Je sais ces pleurs versés quand l’angoisse te frôle
Et qu’au matin d’un mot c’est toi qui me consoles…

Dans la nuit où  je gis c’est à l’amour enfui
Que tu veux m’enlever et d’un geste si tendre
Dire ce que d’aimer il me faut réapprendre !

27 juillet 2007

  


Peintures : Gérard Capron :  http://www.gcapron.com 

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Mardi 24 juillet 2007



Renoncer, lâcher prise et ne plus rien espérer !
Je ne puis plus survivre et plus me repérer !
Il me faut l’avouer : je n’ai plus rien à dire
Et ne sais plus comment je fis à tant écrire…

Retourner au néant de ces volcans éteints
Quand ma lave a durci fossilisant mes mains
Pétrifiant en mon cœur ces émotions brûlantes
Qui, hier, s’écoulaient en moi, incandescentes…

Et seul dans mon silence encore m’étonner
D’avoir autant aimé et ne plus rien sentir
Pour tenter d’oublier ce qui me fit frémir…

Mais ne rien regretter d’avoir pu tout donner
Quand tout me fut ravi d’aussi grande espérance
Et reprendre mon âme en sa désespérance !

24 juillet 2007

 

 

 

  








Peintures parues dans
POUSSIERES DE TOILES
par Bô Gaultier de Kermoal
http://www.bodekermoal.org/

 

 

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Dimanche 22 juillet 2007



Quand mon âme est si vide autant que l’est mon cœur
Je me laisse emporter par l’insigne noirceur
Qui gomme de ma vie autant de ses couleurs
Et me donne du temps une infinie douleur
Quand se passe son flot où n’est plus le bonheur
Qui m’a tant déserté en me laissant la peur !

Je regarde la route : à l’avoir tant courue
Ai-je bien fait ou pas de l’avoir parcourue
Au point qu’au soir la mort m’est accourue
Quand j’ai vu ta douleur et  ne l’ai secourue
Puisque ton âme aussi, je l’ai tant discourue
Sans vraiment te savoir à jamais disparue…

Que faire désormais de cette vie sans âge
Que rechercher sinon les traits de ton visage
Dans ces gens inconnus détruisant ton image
Quand je me tue en vain à saisir le mirage
Fuyant à l’horizon comme un sombre présage
De grande solitude au seuil d’un long voyage…

Il faut me résigner à ce si triste sort,
Accepter d’être seul pour affronter la mort
Ne plus faire non plus semblant d’y croire encor
Puisque n’ai plus le coeur à chercher réconfort…
L’amour est mort en moi quand il était si fort
Et ses voiles brisées ne prendront plus d’essor…


Quand mon âme est si vide autant que l’est mon cœur
Je me laisse emporter par l’insigne noirceur
Qui gomme de ma vie autant de ses couleurs
Et me donne du temps une infinie douleur
Quand se passe son flot où n’est plus le bonheur
Qui m’a tant déserté en me laissant la peur !

22 juillet 2007

 






Peintures : Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928)

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Samedi 21 juillet 2007



Ne soyez pas pressés elle est partie bien loin
Elle était si fragile on ne l’a point comprise
Et  personne n’a su entendre ce besoin
D’absolu et d’amour dont elle était éprise…

Elle se donnait tant au dépend de son temps
Sans vouloir rien d’autre à donner d’elle-même
Qu’amour infini aux éternels printemps
Etoile passagère au ciel de ceux qu’elle aime…

De là où elle gît sur un lit d’hôpital
Qui donc soulagera sa secrète souffrance
Et pourra d’un baiser la délivrer du mal
Qui l’emporte aussi loin dans cette sombre errance…

Je vous donne son nom je vous donne son lien,
Car l’amour ne vaut rien s’il n’est pas réciproque
C’est de vous aujourd’hui dont Fabienne a besoin
Pour ouvrir dans sa vie enfin nouvelle époque

A toi tite Fab

 http://titefab.over-blog.com/

 

 

21 juillet 2007












Peintures : Paul Klee
(18 Décembre 1879 -: 29 Juin 1940)

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Mercredi 18 juillet 2007



Quand l’eau me coule et que dans elle je me coule
Pour toi les yeux je ferme et me ferme à tes yeux
Quand dans sa froideur je me drape de mon mieux
Du mieux que je le peux à ta froideur je m’enroule…


Ange des hautes mers tu as l’âme profonde
Des âmes disparues aux creux des océans
Et mon âme mortelle et seule infiniment
En ton abysse plonge et se confond dans l’onde…

Où vas-tu ma frégate aux courants qui t’emportent
Ta coque endommagée aux assauts de la mer
Ne résistera plus longtemps aux flots amers
Je te vois partir et nul bateau ne t’escorte…

Je construirais un port pour replier tes voiles
J’érigerais palais voluptueux de calme
Et la sérénité enfin que tu réclames
Si tu voulais un jour venir sous mon étoile !

O mon Ange du soir ta souffrance m’inonde
Et dans l’onde me coule au gré de ta douleur
De ta voix qui s’essouffle autant qu’une rumeur
S'estompant dans la nuit pour déserter le monde…


Quand l’eau me coule et que dans elle je me coule
Pour toi les yeux je ferme et me ferme à tes yeux
Quand dans sa froideur je me drape de mon mieux
Du mieux que je le peux, à ta froideur je m’enroule…

18 juillet 2007



Que dire quand elle souffre
Que dire quand elle a mal
Sa douleur est comme un gouffre
Qui la happe d’un harpon fatal





Peintures :  Joseph Mallord William TURNER
(Londres : 23 avril 1775 - Chelsea 19 décembre 1851)

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Mardi 17 juillet 2007




Ce temps qui nous a pris, ce temps pour nous aimer
Quand nous trouvions ensemble à chaque nouveau jour
Le sens de mots si beaux pour dire notre amour
Ce temps là, n’est-il pas, a vraiment existé ?

Ce temps où ma passion, je disais mille fois
Et recevais la tienne à chaque instant encore
Dans ces messages doux que nous laissions éclore
Pour jalonner la vie et ne se perdre pas…

Ce temps où j’écrivis cent poèmes pour toi
Où tu me répondis par tant de belles pages
Pour accoster ensemble à de nouveaux rivages
Où se sentir libres de crier nos émois…

Ce temps où ton image enfin tu me donnais
Pour découvrir ta vie au gré de tes sourires
Et le bleu de tes yeux je ne pouvais décrire
Quand ton visage d’ange au soir me désarmait….

Ce temps où je fis route enfin pour te trouver
Te sentir exister malgré tous les obstacles
Me blottir dans tes bras en ce nouveau miracle
D’une femme pour moi plus belle encore en vrai

Ce temps qu’on nous a pris, ce temps où tu m’aimais
De toutes ses beautés qu’on nous a enlevées,
Des barrières sans nom qu’on nous a élevées,
Ce temps là, malgré tout, reste en moi à jamais…


17 juillet 2007

               










  

Peintures:  PERU.

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Lundi 16 juillet 2007














Tu as cru tout saisir et tu dis tout  comprendre
De cet amour si pur dont tu veux te méprendre…
Mais sans peine du tout, sans colère et sans larme
Etait ce bien l’amour qui portait ton alarme ?

Car tourner une page avec facilité
Et te dire trompée avec peu de regrets
De ta façon d’aimer c’est me faire l’aveu
Qu’en fait tu n’aimes de moi  que ce que tu veux…

Détruire mes écrits ou me priver de voix
N’est qu’une opprobre  en plus que tu jettes  sur moi
Mais qui ne touche pas l’amour que je te porte
Et ne change rien  à la passion qui’ m’emporte !

Car mon amour est pur comme est pure mon âme
Et je veux te comprendre et te donner ma flamme
Car je te sais m’aimer pour ce qui simplement
Au fond de moi, toujours, demeure différent

 
15 juillet 2007



 

 

 













Peintures : Nicolas de STAEL 

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Dimanche 15 juillet 2007



Si tu ne m’aimes plus, laisse moi être l’ombre
Que tu foules à tes pieds au moment où je sombre,
Etre cette ombre là, rejetée dans tes pas
Quand tu pars loin de moi et ne te tournes pas !

Je me coule à présent dans cette vie sans vie
Celle où tu n’es pas, où je n’ai plus d’envie
Envie d’être rien d’autre après avoir connu
Ces sentiments pour toi qui m’étaient inconnus…

Si tu ne m’aimes plus, laisse moi être esclave
De ce temps ou ton âme était pour moi suave
Où j’étais ton Tit-Prince et toi, ma vie, mon sang,
Quand chaque instant sonnait comme un nouvel élan…

Je te donne mon glaive au retour de croisade
Après si longue route et autant d’embuscades
Mon armée en déroute en ses combats perdus
Bat lentement retraite et son Prince est déchu…

Si tu ne m’aimes plus, alors garde l’image
De ce noble dessein dont je portais message
Et à l’Inquisition qui me voudrait impur
Donne lui de toi-même un jugement plus sûr…




Peintures : Alexandre Cabanel
(28 septembre 1823 à Montpellier - 23 janvier 1889 à Paris)

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