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Texte Libre

Mercredi 29 août 2007



Ne plus  vous donner aucune nouvelle
Est-ce ne plus ouvrir encore mes ailes?
Souffler demain ce souffle de silence
Est-ce entre vous que mon cœur se balance?

Comme en un tour de manège qui tourne
Ma vie se pirouette et se détourne
d'un signe de main qui fait  un adieu
Bien plus que cet élan mystérieux
Qui m'entraîne en le chaleur de ce soir
Où , seul, je m'accroche à mon désespoir…

De ce vent qui s'est levé sur la mer
Au loin, en entends tu le cri amer
Qui m'appelle et me dit de revenir
Aux sirènes pour me circonvenir?…

Ombres des vies à jamais disparues
Fantômes qui errez de par les rues
Vous aurez raison de mes résistances
Quand dans vos sombres décadences
Vous aurez pris le temps de m'attirer
Fermant la geôle où vous me capturez!

28 août 2007


Peintures : Paul Cezanne
(19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, France - 22 octobre 1906 à Aix-en-Provence)

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Samedi 25 août 2007



Prendre la route encore au matin qui se pose
Quand mon cœur meurtri, mis à sang et à feu
Bat l'intermittence et ne prend plus la pause
Et que d'un si lent souffle il cesse peu à peu…

Mais croire encore en toi,-même si c'est pour rire,
Même si c'est sans but, si je ne vaux plus rien
Que ma vie tout entière à ta présence aspire
Et m'invente des mots pour remplacer les tiens…

Alors prendre la route afin d'être fidèle
A ton  âme, à ton cœur, à tout ce qui te fait
Avec ton souvenir en bagage à jamais!

Pour toujours te quitter dans cette vie réelle
Qui me donna la chance un jour de t'effleurer
Mais une éternité aussi pour te pleurer… 

 

24 août 2007

 






Peintures : Pierre Audoire
www.pierre-audoire.net/cat3.php.

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Vendredi 24 août 2007


Il y a tant de toi dans, tant de souvenirs
Tant de regrets non dits que jamais je n'avoue
Il y a tant de ton être aux confins du partir
L'odeur de ton corps et ta main sur ma joue…

O mon amour si loin, si tu savais mes pleurs
Quand au fond des forêts je cherche ton image
Ne saisissant que Vent qui décoiffe les fleurs
D'un souffle matinal en te rendant Hommage !

Il y a tant de toi, dans toutes tes chansons
Qui reviennent en moi au cœur de ton silence
Toutes, elles ont gardé l'étrange sensation
D'être à sang et à feu de ton incandescence…

Dans cet isolement où je veux m'égarer
En ce deuil que j'éprouve au cœur de la vallée
Loin du monde et de toi, je voudrais t'effacer
Mais ne fais que bâtir, pour toi, un mausolée…

Il y a tant de toi et tant de notre amour
Dans ces mots qui sont morts au sortir de tes Lèvres
De n'avoir survécu à ces serments d'un jour
Auxquels j'avais tant cru à en perdre mes rêves…

Vois tu, le temps nous quitte et il m'effacera
De ta vie, dans ses bras où tu te réfugies
Et chaque mot écrit pour ne Le perdre pas
Ferme sur moi la dalle au tombeau d'Amnésie…

Mais il y a tout de toi au fond de mon cercueil
Pour que je m'y allonge en sachant que tu restes
Pour jamais dans mon sang comme un ultime accueil
De cet amour si pur dont mon trépas atteste…


 

22 août 2007

 

Tableaux : Guillaume BARAZER

 

http://perso.orange.fr/guillaume.barazer/

 

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Mercredi 22 août 2007









J’ai couru la montagne dans des sous bois si verts
J’ai cherché le chemin qui vers le col m’amène
Au travers des futaies enfin j’ai découvert
Ce grand pré déclinant vers la petite plaine…  









A ce point merveilleux se dressait devant moi
Comme un havre de paix aux cimes élevées
Dominant trois vallées de son altière croix
Sur sa flèche juchée : la chapelle des Vés…

Epuisé de chercher, la sueur sur le front
Et le cœur inondé par tant de solitude
J’ai vu
la Vierge au pied de la crucifixion
Et le Christ dans ses bras en sa béatitude…

Un vitrail révélait l’image du supplice
Projetant dans la nef la lumière du soir
Quand le soleil se couche aux cimes bleues et lisses
Eclairant d'un rayon Marie en désespoir

Le vide en moi s’est fait devant si grand martyre
Comme si ma douleur n’était que vanité
"Vois tu ce qu’il ont fait" semblait-elle me dire
Il était
la Lumière , il était Vérité…"

Son regard en ce lieu me parlait de l'absence
Et qu'il fallait garder la foi dans l'amour pur
Qui transcende et fait mal plutôt qu'inconséquence
Car souffrir par amour c'est de l'Ame être sur…

22 août 2007

 



La Chapelle des Vés 

Hautes Vosges




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Mardi 21 août 2007


Au fond d’une vallée aussi verte, aussi belle,
C’est comme au bout du monde une voie éternelle
Qui  passe les sous-bois qu’une futaie referme
Ouvrant sur la clairière où se trouve la Ferme…

C’est un endroit empreint de calme et de quiétude
Où chacun se retrouve, oublie ses habitudes,
Où il fait bon causer autour d’un bon foyer
Eclairant le salon où l’on aime veiller …

Que dire de l’accueil qu’ici on vous réserve
Quand toujours vous semblez être autant attendu
Qu’on y parle vraiment et sans sous-entendu…

Dans la sérénité que cet endroit préserve
Quand le soleil se lève à l’orée des forêts
La biche à son ruisseau vient se désaltérer…

18 août 2007

 Le Ménil - Hautes-Vosges
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Vendredi 17 août 2007


Si je ne suis plus rien alors je dois partir
Puisque je suis cela et plus rien d’autre encore
lorsque l’amour lui-même emportant le désir
Vous fait défaut à l’heure où ma vie s’évapore…

Si plus rien ne retient mon âme ici pour vous
Quand d’aimer c’est bien trop et que le cœur se fige
Au matin qui se lève en un sentiment flou
D’être ici pour personne alors que tout m’afflige…

Et si le souvenir lui-même de ce temps
Où vous aviez pour moi si grande prévenance
S’engloutit désormais dans votre indifférence


Quand tout autre à vos yeux a bien plus de talent
Au point de lui donner tout ce dont je me prive
J’accepte qu’après vous, jamais rien ne survive
 
!

14 août 2007


Peintures : Paul KLEE




 

 

 

 


 

 

 

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Lundi 13 août 2007


Voir un train quitter une gare
C’est voir partir tant de mes jours
Autant de peine qui m’égare
Et le temps qui ravit l’amour…

Dans le silence qui m’accapare
C’est vers nous que je fais retour
Vers tout ce qui nous sépare
Et nous rapproche tour à tour…

Et quand ma main se désempare
A sentir ce grand vide autour
D’un visage au halo bizarre
Quand ton sourire est au détour…

Oui, voir le train quitter la gare
Pour  ne plus faire demi-tour
C’est la peur qui de moi s’empare
Plongeant ma vie  à contre-jour…




Peintures : Claude Monnet (1840-1926) 

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Samedi 11 août 2007

Que dire de ces jours que je trouve aussi doux ?
Quand je ressens cela comme un si grand sourire
Qui s’accroche à ma vie et bouleverse tout
Quand elle me regarde ou lorsqu’elle soupire…

Je la voudrais à moi et rien n’est important
Que de me délecter de son visage d’ange
Quand ses lèvres pour moi me murmurent le chant
Qui renaît dans sa voix à son timbre qui change…

Que dire  de mes sens dans l’écume du temps
Dans l’odeur de son corps sur sa peau lisse et claire
Mêlant à son parfum celui de ses onguents
Quand d’elle je m’approche effleurant son mystère…

Sur ce corps long et svelte infiniment gracieux
Sa cambrure du buste et ce ventre de femme
Le galbe de sa hanche au cours mystérieux
Je ne puis retenir les élans de mon âme…

Que dire de ma joie pour moi de découvrir
Ces regards aussi purs et ce bonheur intense
Quand le bleu de la mer dans ses yeux vient s’ouvrir
Aux charmes oubliés des jours de mon enfance…

Je la voudrais toujours surmonter mon oubli
L'imaginer  à moi et l’aimer sans rien dire
Et conjurer le sort que les années m’on pris
En lui donnant vacance au soleil du midi
 
!

Vois-tu je ne sais plus car le temps d’exister
Le temps d’aimer vraiment et  son cours éphémère
Déjà  me fait pleurer lorsqu’il faut se quitter
Et chanter ce refrain que j’écoutais naguère…

 

 

  

 

 

Sur une branche de bois mort
Le dernier oiseau de l’été 
Se balance
Dernier dimanche en ce décor
Où meurt le sourire enchanté
Des vacances
Dernier soleil qui vous salue
Et qui s’éclipse au fond des nues
Dans sa gloire
Demain sera fini l’amour
Et nous n’aurons plus les beaux jours
Qu’en mémoire

A quoi bon dire : « A l’an prochain »
Quand on n’est pas du tout certain
D’être ensemble
La vie se plait à séparer
Ceux qui dans le bonheur d’aimer
Se ressemblent
Et puis les jours et les saisons
Tout comme l’amour et les chansons
Sont volages 
Ce soir ton cœur et là fidèle 
Oui mais demain plus d’hirondelle 
Sur la plage…

Non il n’est jamais revenu
Le temps béni, le temps perdu
Triste chose
Le temps de mes premiers émois
Qui fleurissaient comme les lilas
Et les roses
Pourtant le soleil avait dit
 « Je reviendrai après la pluie
De décembre »
L’hiver a quitté son linceul
Et je reste là toujours seul
Dans ma chambre…

A mélanger les souvenirs
A ne savoir lequel choisir
Passent les heures
A me dire « il faut être fou
Pour en rire ou bien après tout
Qu’on en pleure
Cela n’est pas très important
J’avais quinze ans, vingt ans, trente ans
Que m’importe ! »
Disons-nous pour nous consoler
Qu’on a bien fait de s’envoler
De la sorte…

J’entends alors comme une voix
Qui murmure je ne sais pourquoi 
Des rengaines
Toutes me redisent en leur refrain 
Ces mots qui mots qui me font à la fin 
De la peine
 « Que viens tu faire en ces lieux
Toi qui cent fois fis tes adieux
A l’enfance
C’est toi la branche de bois mort
C’est toi l’oiseau, la mer, le port,
Les vacances… »

11 août 2007

 



Paroles de la chanson :
l'Oiseau des Vacances
Charles Trénet

Peintures
: Sylvie Lemelin (Québec)
http://www.toutenart.com/Sylvie%20Lemelin/SylvieLemelinport.htm

 

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Mercredi 8 août 2007


Quand tu souris à tes enfants
Tu me transportes hors du temps
Car de tes yeux tu les caresses
Telle la louve ou les tigresses…

Tu as tant d’amour à donner
Si peur de les abandonner
Qu’ils te rendent tant et sans cesse
Dans leur regard plein de tendresse...

Fillette que je croquerai
Dont le minois si plein d’attraits
Et si candide, tant m’attire
Quand j’entends éclater son rire !

Petit bonhomme très étonnant
Qui voudrait que tu le voies grand
Pour te donner tant des merveilles
Dans son maillot bleu de Marseille !

Que tu es belle à les aimer
Plus désirable que jamais
Je t’aime tant, si maternelle,
Ma Vierge à l’enfant, éternelle !

8 août 2007


 Peintures : Sandro BOTTICELLI & A. GEGENBAUR

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Lundi 6 août 2007



Faut-il donc tout donner au risque de détruire
Ou faut-il préserver le vrai de ce qu’on est
Ne jamais se livrer pour éviter le pire
Et puis vivre sans risque un oubli résigné ?

Tu m’as aimé ainsi car dans ton existence
Je passai insouciant et tu me trouvais pur
Je t’ai tout dévoilé de mon âme en souffrance
Et tout donné de moi : mon passé, mon futur…

Cet amour était grand et il portait ma flamme
Chaque instant de ma vie avait le goût de toi
Comme chaque silence était pour moi un drame
Car les clefs de mon coeur tu les tenais pour moi…

A trop vouloir saisir ton infinie présence
Je me suis épuisé luttant comme jamais
Mais avec maladresse et autant d’imprudence
A te faire savoir combien fort je t'aimais

Mais je n’avais la chance au détour du hasard
Que certains avaient eu d’être aussi près de toi
Pouvoir ainsi lisser d’un geste ou d’un regard
La portée d’un propos, prouver la bonne foi

Ton amour si profond ne ferait-t-il en sorte
Qu’aussi seul par mes mots envoyés sur la toile
Il provoque courroux et me ferme ta porte
Quand je cherchais passage en ta nuit sans étoile…

Oui fallait-il donner autant et sans compter ?
Valait-il mieux en fait se cacher, s’embellir
Pour paraître et briller et pouvoir te dompter ?
Mais je ne puis le dire à bien y réfléchir !…

Ces folies, ces serments, qui frisaient la démence
Ont eu raison de moi, dans l’incompréhension,
Mais après tout tant pis : ils m’ont pris l’existence
Pour la jeter au feu qui brûle la passion !

Faut-il donc tout donner au risque de détruire
Ou faut-il préserver le vrai de ce qu’on est
Ne jamais se livrer pour éviter le pire
Et puis vivre sans risque un oubli résigné ?



       6 août 2007          
                  





Peintures : Karine Schneider
http://schneider.karine.free.fr/

 






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