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Texte Libre

Mercredi 31 octobre 2007

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Je te donne mes images de vie
Comme un long voyage qui ne s'oublie
Et t’ouvre en  grand  les portes de mon cœur
Sous les  tropiques d’un monde meilleur…

 

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Toi qui aime à voir au fond de  mon âme,
Voici donc celles que ton cœur réclame
Des montagnes abruptes renaissant
De leurs  laves  du fond de l’océan…

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Depuis cette île à  l'autre bout du monde
Je garde mes  souvenirs à la ronde
D'un coucher de soleil sur Cap Méchant
Dans l'ombre inquiétante d'un volcan…
 

 

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Des chemins escarpés où tu fais route
Alors qu'un vertige que tu redoutes
Te donne à  voir tout en bas le cours d'eau
Qui te parait petit, vu de si haut…

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Des criques aux rochers de lave noire
Où la mer impuissante et dérisoire
S'agite en un tumultueux ressac
D'écume blanche s'écrasant en vrac…  

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Et c'est la mer qui finit et commence
La course des hommes fous en errance
Parcourant les cirques et les sommets
A la seule force  de leurs jarrets…

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Quand dans la nuit, lumineuse cohorte,
De feux brillants que des ombres emportent
Arrivent en l'arène où leurs corps harassés
De gladiateurs peuvent se délasser!
 

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Et de ce mont, je découvre une ville
Si magique quand ses lumières brillent
Puis au matin quand le jour se découvre
C'est vers l'océan désert qu'elle s'ouvre…

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De Saint Denis de la Réunion
Pour la Diagonale des fous 2007
Aux héros de cette épreuve!



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Mercredi 24 octobre 2007


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Me faudra t-il ces mots pour vous décrire l’île
Où la fusion du feu dans  la mer s’annihile
Quand les coulées de lave, incandescantes braises
Figent leur magma noir si  loin de la Fournaise…

Cette montagne en mer où les sommets s’effondrent
En des  ravines crues ou des vallées profondes
Les cirques de Mafat, Cilaoes, Salazie
Offrent magnifiscence à mes yeux éblouis…

Depuis la côte au vent où les embruns se mèlent

Agitant ses palmiers aux bourrasques pliés
A celle sous le vent, je cours me réfugier..

De ses goûts épicés qu’à mes sens elle emmèle
Aux tropiques nouveaux elle a réconcilié
Mon âme vagabonde à sa créolité…


La Réunion, 21 octobre 2007

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Et bravo à mon ami Olivier Renard, athlète de haut niveau, qui parcourut plus de 150 km du Nord au Sud de l'Ile en franchissant la crête du Volcan (2500m) et les nombreux cirques abrupts de l'ile pour arriver à St Denis après 44 heures d'une course folle justement nommée la Diagonale des fous où il finit dans les 500 premiers!

Merci à toi, Olivier,  pour cette leçon de courage!

Runner

DSC07728.JPGwww.grandraid-reunion.com/

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Dimanche 14 octobre 2007

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Absent,  je reste encore avec vous et mes mots

Du côté du volcan et de la Réunion

Où je vais rechercher paysages nouveaux

Au coeur de sa nature en de ses émotions...

A bientôt

Et merci de me lire encore!

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Ile de la Réunion

Le grand Raid :

http://www.grandraid-reunion.com/

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Jeudi 11 octobre 2007

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Sur le lac au matin s'est levé le soleil
Inondant de lumière et d'un reflet vermeil
Au doux scintillement rougeoyant de sa flamme
Les écharpes de brume aux fins cheveux de femme…

De ses rayons rasants, traversant le feuillage
Brillant de mille feux sur l'onde claire et sage
Il a levé le voile aux elfes ignorés
Pour tracer dans leur vol un arc en ciel doré….

J'avais marché longtemps retrouvant solitaire
Le goût d'un grand silence et sa quiétude austère
Quand de verser mes pleurs sans pouvoir m'épancher
J'avais genoux à terre autant qu'à trébucher…

Et mes pas m'ont mené au seuil de cette berge
Où j'ai senti le froid de mon corps qui s'immerge
En plongeant dans les flots pour mieux y dériver
Et y couler ma vie à n'en plus rien rêver…

Oui, combien j'étais triste et combien la souffrance
Me faisait ignorer cette grande élégance
Que la nature endosse en nous offrant toujours
Aussi subtile ambiance en ultime secours…

Alors je suis resté à regarder l'aurore
Dissiper le brouillard dessus les mandragores
Et j'ai pensé à toi, combien tu aimerais
A vivre cet instant lorsque tu reviendrais…

Mais quand sera ce jour, alors qu'hiver approche
Que mes saisons s'en vont au temps qui s'effiloche,
Où tu viendras t'étendre au tapis des sous bois
Me donner ce printemps qu'à ta source je bois ?

Voilà que vient le jour dans sa magnificence
Pour dissiper mon rêve et son exubérance,
Et le lac au matin ou naquit ce soleil
M'inondant de lumière en son halo vermeil…

10 octobre 2007

29905.jpeg Photos : Fabrice Cahez http://www.fabricecahez.com/home.asp Merci de lire ces lignes en écoutant ceci :
h
ttp://www.radioblogclub.fr/open/77995/au_matin/GRIEG%20-%20Peer%20Gynt%2C%20au%20matin

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Vendredi 5 octobre 2007

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Si toi aussi tu m'abandonnes
Comment supporter le temps
Sans le goût de ce que tu donnes
Et tout ce que tu me reprends

Si tu t'en vas comme tant d'autres
Avant toi et bien avant nous,
Dans ce silence où je me vautre
Voudrais-je en devenir voyou!

Si tu me fais tant de reproches
Las, je ne saurais résister
A d'aussi subtiles approches
Quand d'amour je veux exister…

Si toi aussi tu te détournes
Comme tous ces êtres soumis
Ayant d'un bonheur qu'ils contournent
L'illusion d'aussi pales acquis…

Si c'est ainsi que tu abdiques
La confiance que tu avais
Aussi belle et si véridique
Reprends là donc : si tu savais…

Puisque ce que j'ai voulu prendre
Et ce que je voulais donner
N'est plus qu'un numéro à rendre
Evitant de téléphoner…

Si tout cela et plus encore
Quand tout de moi et tant de toi
Inclinait à ce qui nous dévore
Pour se donner avec la foi !

Si plus rien de toi ne m'apporte
De ta voix les intonations
Et de ton rire où tu m'emportes :
Comment vivre encor d'émotion?

Si toi aussi tu m'abandonnes
Nous ne retrouverons jamais
Autant de ce que vie nous donne
Et qu'en sacrifice on défait!…

4 octobre 2007

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Peintures :

Alessandro Allori
(Florence 31 mai 1535 - Florence 22 septembre 1607)

 

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