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Texte Libre

Lundi 31 décembre 2007

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Une année est bien morte et voici qu'elle enfante
Du fond de l'agonie une autre et noble infante
Jaillissant en lumière au point d'un jour nouveau
En bouquets de feux bleus au ciel d'un renouveau !

Est-ce donc une fin que je  voudrais tardive
A retenir ce temps qui file quand j'arrive
Ces heures et ces jours qui défilent pourtant
Malgré tous mes efforts à retenir le temps?
 
L'absence est bien cruelle autant qu'est  le destin

Et d'une vie entière il n'est même besoin

Pour dire le regret de n'avoir retenu

Ces instants d'un bonheur qui n'est pas revenu...

Il faut recommencer en oubliant l'absence
De ceux dont je voulais près de moi la présence
Mais dont je ne vois plus que reflets inversés
En pétales de fleurs au vent si dispersés…

Il me reste des vœux pour bien lever mon verre
A mes amours déçus et mes joies éphémères
Mais pour savoir enfin qui donc je suis vraiment
Et ce qu'est la noblesse enfin d'un sentiment!

Ah ! Qu'enfin resplendisse en gloire les lumières
De cette année nouvelle en ses heures premières
Pour apporter à tous, aimés ou détestés,
Mon âme aux êtres chers que vous êtes restés…


Bonne et Heureuse année

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Peintures : Vincent van Gogh
(
30 mars 1853 à Groot-Zundert Pays-Bas - 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise)

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Dimanche 23 décembre 2007

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Toi  qui me fis défi de cesser de me plaindre
Et d''un trait, d'un seul, le bonheur te dépeindre
Délaisser  la tristesse et conjurer le sort
Pour renaître à la joie au lieu d'aimer la mort!

Ecoute au fond de moi le cri de mes envies,  
Et le désir d'aimer qui embellit la vie
Quand d'un parfum qui frôle au détour d'un contact
Je ne puis me défaire et contenir l'impact…

Entends-tu dans mon cœur la source qui s'épanche
D'un flot de sentiments dont la violence tranche
Avec le grand silence à l'orée de mes jours
Qui me rend  étranger au malheur pour toujours

Quand je regarde au ciel la fuite des nuages
Ce n'est que ton sourire auquel je rends hommage
Quand m'éloignent mes pas de ma chère maison
Ce n'est que pour tes yeux découvrir l'horizon!

Ainsi va le poète  essaimant sur la toile
Ses mots et de ses vers au ciel en fait étoiles
Dont l'une en ce beau jour de la nativité
Fera naitre lueur d'une divinité !


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"Cesse tes lamantations, Poète, et voile tes miroirs.Cherche ton reflet dans le regard d'une Autre et, peut-être, y trouveras-tu l 'horizon d'un sourire...Ton écriture est belle, mais par trop douloureuse.Ecris-nous un ciel bleu..."

 

 

  

adoration-FraLipi-1460-65.jpgPeintures ( dans l'ordre) :
Philippe de Champaigne
: 26 mai 1602 à Bruxelles, 12 août 1674 à Paris
Frederico Barocci, dit Barocci (ou Baroccio), en français le Baroche (Urbin, 1528 - Urbin, 1612)
Fra Filippo Lippi, dit Fra Filippo del Carmine né à Florence en 1406 et mort à Spolète le 9 octobre 1469.



MERCI A VOUS !

A tous ceux qui me visitèrent en cette année et me donnèrent un peu de leur temps de leur attention et de leur affection... A tous, je veux dire ma reconnaissance et pour eux je voudrais en ce Noël , l'amour et la quiétude, la paix et la fraternité... Bonnes fêtes mes amis.

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Lundi 17 décembre 2007

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Rien d'hier, d'aujourd'hui, n'entamera demain,
Viens, avec moi, ami, et prends-moi donc la main,
Je voudrais  te guider au  sentier d'indolence,
Et t’amener au lieu de nouvelle espérance...

Cette route est si longue à mener à demain
Mais je l'arpenterai si tu me tends ta main,
Avec cette espérance embaumant l'existence
J
e me reconstruirai si tu en es l'essence!...

cezanne.jpeg









Laisse moi éprouver la douce sensation

Qui fait battre mon cœur d'ineffable émotion
Et soulève ma peau d'un furtif tremblement :
Si tu es là, alors, j'irai plus sûrement…

On ne peut  rien donner de ce que l'on n'a pas,
Mais ce que je détiens, je ne le garde pas :
Si tu le veux, prends le, c'est à toi qu'il s'adresse
Ce discours que je fais,  si jamais tu me laisses…


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Si jamais tu me laisses…






Peintures : Paul Cézanne
(19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, France - 22 octobre 1906 à Aix-en-Provence)

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Mercredi 12 décembre 2007

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Il y a tes mots dans mes sourires,

Et mes idées dans tes soupirs.

Il y a ta dextre qui me tue,

Il y a ma plume qui te mue.

Il y a ton sang sur mon papier,

Mes larmes dans ton encrier.

Il y a ta flamme qui me consume,

Il y a ma passion qui t’allume.

Il y a tes lignes qui me fascinent,

Il y a mes courbes qui t’assassinent.

Il y a ton âme qui me nourrit,

Il y a mon esprit qui te suit.

Il y a ta prose qui me transperce,

Il y a mes vers qui te caressent.

Il y a ta fraîcheur qui m’emporte,

Et ma douceur qui te transporte.

Il y a ton cri dans mon stylo,

Il y a mon murmure dans ta peau.

Il y a ton verbe que je dessine,

Il y a mes peurs que tu devines.

Il y a ta voix dans mes insomnies,

Il y a mes doutes dans ta folie.

Il y a ton être dans mes parjures,

Il y a ma chaire dans tes injures.

Il y a ton style dans ma démence,

Il y a mon souffle dans tes absences.

Il y a ta hargne que je comprends,

Il y a mes gestes que tu ressens.

Il y a ton mordant dans ma névrose,

Il y a mon espoir dans ta prose.

Il y a tes textes comme un refuge,

Il y a mes rimes comme subterfuge.

 

 

De Manon, ma petite poétesse,  le 9 décembre 2007

composition-4-iii.jpeg
 Et dans ce  monde où tu m’entraînes
Il y a tes mots qui se déchaînent
Ma poétesse aux quatre vents
A ta rime éternellement
Je m’accroche et je me délecte
De tout ton être qui m’affecte
Et qui me donne  tant de toi
Pour me trouver au fond de moi
 !

Runner,  12 décembre 2007

 

 

 

Peintures de Pierre Fulcrand  (1914-2004, Montpellier)  03-ii.jpeg

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Jeudi 6 décembre 2007

Hommage à Gustave Courbet
 COURBET-AUTOPORTRAIT-2.jpg

J'ai conservé de toi ce mal que tu me fis
Ta rayure de sang aux parois de mon âme
Ton souvenir qui reste et meurtrit mon esprit
Quand l'émotion d'aimer en douleur se déclame…

Car j'ai gardé de toi la trace de tes mains
Qui me griffaient le cou au long de nos étreintes
Et l'odeur de ta peau à l'orée de tes seins
Dont ne subsiste rien qu'une fragrance éteinte…

Etais-tu donc le diable ou mon ange gardien
Pour m'infliger brûlure au contact de ta braise
Tout en laissant regret de ta voix qui m'apaise?


Mais -il faut t'oublier au matin qui revient
Quand je vois au miroir ce visage inconnu
D’un homme au regard fou que tu n'as point connu…

 

Que tu n’as point connu !...

courbet00.jpg

Ces yeux qui vous regardent
Qui s’ouvrent par mégarde
Sur un monde atterrant
Tant de moi différent !
Quand pour peindre la vie
je n’ai que mes envies
Et pour m’en repentir
Qu'expression du Désir !

Gustave Courbet
(10 juin 1819 à Ornans, Doubs - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse)

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Du 13 Octobre 2007 –au  28 janvier 2008 : exposition COURBET aux Galeries nationales du Grand Palais >>> site de visite virtuelle :
http://www.rmn.fr/gustavecourbet/

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