Je te conterai cette histoire
D’une légende sans mémoire
Au fond des mille et une nuits
Lorsque la lune blanche luit…
Celle d’un pêcheur scandinave
Jeune et blond garçon au teint hâve
Qui rêvait seul sur les rochers
Pour voir le soleil se coucher…
Face à l’océan et sans peine
Il rêvait l’étrange sirène
Qu'évoquent souvent les anciens,
Les jours où le bateau revient...

Elle était grande douce et belle
Et sa chevelure autour d’elle
Irisait de sa lumière d’or
Les eaux et les voiles du Port…
Combien auraient voulu connaître
La magique beauté d’un être
Qui ensorcelait les guerriers
Afin de mieux les attirer…
Pourtant, le soir aux lueurs sombres,
Lorsque les flots dans la pénombre
Pleuraient leurs larmes aux parois
Des fjords, il demeurait sans voix…
Il aurait donné maintes pêches
Mis son navire en cale sèche
Pour l’entrevoir un seul instant
Et lui livrer son doux serment…
Une nuit d’hiver sans étoile
Sous le vent, il vit une voile
Prise dans les flots rugissants,
Par la force des éléments...
C’était un navire en naufrage
Qui tentait vainement l’amarrage
Mais ne pouvait, des tourbillons,
Eviter un sort de perdition…

Alors il l’aperçut, si frêle,
S’agrippant au mat: c’était elle !
Quand une lame l’emporta,
Sans réfléchir, il se jeta !
Dans l’eau, on les vit se rejoindre
Et leurs chevelures se joindre...
Puis la mer unit leurs deux corps
Pour les engloutir dans mort !

Le sais-tu, aujourd’hui encore,
Aux vents que les pêcheurs abhorrent
On prétend que se mêlent les cris
Des amants qui se sont épris…
Des amants qui se sont épris…

Peintures : Claude Joseph Vernet, (Avignon le 14 août 1714 - Paris le 3 décembre 1789)
Commentaires
A bientôt
Merci pour tous ces beaux textes que vous avez l'amabilité de nous offrir
Amicalement
marilou
"On prétend que se mèlent les cris
Des amants qui se sont épris"
Je veux croire que ce sont des cris de plaisir. Ainsi l'amour serait plus fort que la mort
Robert
Qu'elle est belle la légende d'Eriksen, mourir en tentant de sauver sa belle qu'il entrevoyait en rêve et qu'un soir it vit en perdition.
Il est mort en tentant de sauver son si beau rêve de cette créature de rêve, je dirais qu'il et mort d'amour, oui, mais mort heureux.
Merci pour ce si beau texte (légende), j'ai bien aimé, moi, la romantique.
Bon lundi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
Bon mardi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
L'octosyllabe confère un rythme haletant à cette lutte désespérée.
Les images sont si fortes que l'on se surprend à vouloir tendre la main, en pensée...
Tu écris beau, Runner.
d' une allure qui a bien la cinquentaine
s' amuse au retour la bonne aubaine
qui s'avance et frotte la bedenaine
lui donne une drôle de deguaine
protège les doigts d' une mitaine
derrière lui une demi douzaine
de marmots ou y a une fête foraine
il s'arrete pour boire à la fontaine
sur son chemin croise une châtelaine
qui a bon coeur plutôt humaine
l'invite chez elle dans son domaine
depuis longtemps en fin de semaine
il revient toujours la même rengaine
sortir en mer jusqu' a la prochaine
puis revenir voir la belle dans la plaine
mouette
Bon jeudi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
un petit coucou en passant pour te souhaiter une très belle journée et te remercier de tes nombreux et fidèles passages.
Quelle galère en ce moment avec internet ! je t'écris du cybercafé en attendant.
Gros bisous et amitiés. Monique
nanou
bisous et bonne soirée. Monique Ce moment en ta compagnie à éclairer ce samedi! Les pays nordiques sont pleins de contes & légendes, j'ignorai que des marins s'y fussent abimés
Amitié "poétique"
amitié
Arthémisia
À toi la gloire, O Ressuscité!
À toi la victoire pour l’éternité!
Brillant de lumière, l’ange est descendu,
Il roule la pierre du tombeau vaincu.
À toi la gloire, O Ressuscité!
À toi la victoire pour l’éternité!
Vois-le paraître: C’est lui, c’est Jésus,
Ton Sauveur, ton Maître, Oh! ne doute plus!
Sois dans l’allégresse, peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse: Le Christ est vainqueur!
À toi la gloire, O Ressuscité!
À toi la victoire pour l’éternité!
Craindrais-je encore? Il vit à jamais,
Celui que j’adore, le Prince de paix;
Il est ma victoire, mon puissant soutien,
Ma vie et ma gloire : non, je ne crains rien!
À toi la gloire, O Ressuscité!
À toi la victoire pour l’éternité!
Lyriques: Edmond L. Budry, Chants Évangeliques (Lausanne, Suisse: 1885).
Musique: Judas Maccabaeus,
George F. Handel, 1747
(MIDI, partition).
Pour Pâques
Du plaisir et des surprises pour égayer cette magnifique journée!
Joyeuses Pâques!
mouette
bonjour Runner, c'est gentil d'être passé par chez moi, je trouve enfin un peu de temps pour répondre à tes gentilles visites.......J'espère que tu vas bien, je t'envoie de douces pensées amicales...
A bientôt
(site web)
le: 27/03/2008 19:17:28 Trackbacks
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Qui raconte l'histoire des amants,
Qui rêvaient d'un amour merveilleux,
Au-delà de la mort jusqu'aux cieux......
C'est tellement poignant , qu'en lisant tes vers, je m'y serais crû !!!
Ne t'arrêtes surtout pas d'écrire car ta plume nous enchante....
Bien à Toi !
Maria