L'AILE SUR LA PLUME
La
poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe !
Le vers libre n'est plus le vers puisque le propre du vers est de n'être point libre. La syntaxe du vers est une syntaxe harmonique - toutes licences comprises.
Il n'y a point de fautes d'harmonie en art; il n'y a que des fautes de goût!
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot. La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée
dans sa typographie n'est pas finie; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. Le vers est musique; le vers sans musique est
littérature!
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Rutebeuf avait faim. Villon volait pour manger. Tout le monde s'en fout... L'Art n'est pas un bureau
d'anthropométrie !
La Lumière ne se fait que sur les tombes...
A l'école de la poésie : on n'apprend pas : on se bat !
Léo Ferré : Préface de "Poète... vos papiers!", 1956 (extraits)
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Au clair beau jour de tes vingt ans
Cueille l’amour dans l’air du temps
Dompte la nuit, saisis le vent
Pour vivre un rêve époustouflant
Avec tes mots pleins de talent !
Au clair beau jour de tes vingt ans
De ce bonheur que tu attends
Cueille la fleur au doux printemps
Du renouveau des sentiments
Et mets tes yeux au firmament !
Au clair beau jour de tes vingt ans
Tu as encore tant de temps
Mais ne crois pas qu’il soit autant
Il se défile lentement…
Ce temps à vivre intensément !
Au clair beau jour de tes vingt ans !...

Peintures William Adolphe BOUGUEREAU
né et mort à La Rochelle (30 novembre, 1825 - 19 août, 1905)
©lailesurlaplume 2008

| Très beau poème comme vous savez en faire. Bien à vous. Je sais que vous aimerez celui-ci: ELEGIES AME ET JEUNESSE
avançons, l' une emportant l' autre, Marceline Desbordes-Valmore (1786 - 1859) |
POUR MOI .....STP ...TCHIN !
La douleur du temps
Quand il est sans demain
Et de vivre en silence
Et si peu d'espérance
Quand tes yeux ne voient rien
Oh tu sais maintenant
Tout ce que l'on comprend
Quand tout ce qu'on a cru
Est à jamais perdu
Laisse couler quelques pleurs
Pour adoucir tes peurs
Juste quelques pleurs
Comme on arrose une fleur
Quelques pleurs
Oh tu sais maintenant
Le goût des matins blancs
La vie sans la couleur
Plus que savoir tu ressens
Le vide qu'il y a dedans
Quand on n'est que langueur
Tu restes au fond de toi
Où personne ne va
Et tu dérives assise là
En attendant ses pas
Laisse couler quelques pleurs
Pour adoucir tes peurs
Juste quelques pleurs
Comme on arrose une fleur
Quelques pleurs
Même si tu savais d'avance
Que l'amour est faïence
Et que les contes de fées
Ne sont que des contes de fées
Tu as voulu y croire
Aveugle de l'histoire
Et tu restes au fond de toi
Où personne ne va
Et tu restes au fond de toi
Où personne ne va
Et tu laisses aller tes pleurs
Pour adoucir tes peurs
De quelques pleurs
Quelques pleurs
Quelques pleurs
Quelques pleurs
Quelques pleurs
Quelques pleurs
Quelques pleurs
Isabelle Boulay
bisou !
mouette