L'aile sur la plume http://www.lailesurlaplume.com/ 2006-05-14T00:04:28Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Poésie et littérature, journal d'un humain, nouvelles et romans... Trouver la chambre verte qui ne s'ouvre que de l'interieur http://www.lailesurlaplume.com/article-21200757.html Au temps qui passe, au temps qui va, au temps qui reste… 2008-07-13T19:05:20Z 2008-07-13T10:49:00Z Runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/Le_penseur_mars_noir_et_blanc.jpg" /> Au temps qui passe doucement Dans le dédale de nos  ans Et la course contre le temps Où nous voulions être devant Ouvrir la route à nos enfants Pour les voir si loin maintenant! A ce temps là, Je lègue … Au temps qui va rapidement Emportant subrepticement Un peu de vie à chaque instant Et ce courage en se levant D’en  accepter le reniement Lorsque blêmit ce  matin blanc… A ce temps là, Je donne… Au temps qui reste maintenant Alourdi par les jours d’antan Et bousculé par le présent A ne vivre qu’ente les temps Quand il ne reste des  printemps Que l'Amour éternellement! Au temps qui passe, Au temps qui va, Au temps qui reste… Je lègue, je donne, ce chant!  ©lailesurlaplume   Cette chanson de Serge Reggiani Prenez le temps de l'écouter De la lire De la vivre Ici... Paroles: Jean-Loup Dabadie,  musique: Alain Goraguer, © 2002 Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures , combien? Quand j'y pense mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps encore?... Combien? Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, parler, pleurer, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir! J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, parti, repartir Souffrir, aimer! Je l'aime tant le temps qui reste! Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie Je sais aussi que mon père disait: Le temps c'est comme ton pain... Gardes en pour demain... J'ai encore du pain, Encore du temps, mais combien? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin De Bordeaux et d'Italie Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans J'ai pas fini, j'ai pas fini!!! Je veux chanter Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... Je l'aime tant le temps qui reste... Combien de temps... Combien de temps encore? Des années, des jours, des heures, combien? Je veux des histoires, des voyages... J'ai tant de gens à voir, tant d'images.. Des enfants, des femmes, des grands hommes, Des petits hommes, des marrants, des tristes, Des très intelligents et des cons, C'est drôle, les cons, ça repose, C'est comme le feuillage au milieu des roses... Combien de temps... Combien de temps encore? Des années, des jours, des heures, combien? Je m'en fous mon amour... Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore... Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul... Quand le temps s'arrêtera.. Je t'aimerai encore Je ne sais pas où, je ne sais pas comment... Mais je t'aimerai encore... D'accord ?...                                En Hommage à Serge Reggiani .... http://www.lailesurlaplume.com/article-20883269.html La Liberté transcendant les écueils... 2008-07-04T18:02:55Z 2008-06-30T22:28:00Z Runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/800px-Henri_Rousseau_004.jpeg" />   J'exulte mes inspirationsComme on ouvre une ville,Où l’on prendrait des émotionsDans la foule qui s’annihile...Mes mots construisent ce château Qui se peuple, au soir, des fantômes D’êtres aimés partis trop tôt, Revenus voir ceux que nous sommes !Je trace aux confins d’océans le contour des côtes sauvages Que balayent des ouragans Où les navires font naufrage ! Dans le silence et dans le bruit De chaque mot je veux extraire Comme un nectar tiré d’un fruit Le suc du temps qu’on ne peut taire ! Et c’est bien lui qui fait mon deuil Quand à écrire je m’obstine Comme un Phénix dans ses écueils Qui renaîtrait dessus ses ruines ! Car bien plus qu’un être parfois Je suis l'air, le feu, qui s'assemblent L'esprit, le corps, qu'unit la foiLa Liberté qui les transcende! .....La Liberté qui les transcende ! Peintures : Henri Julien Félix Rousseau dit le Douanier Rousseau,né le 21 mai 1844 à Laval et mort le 2 septembre 1910 à Paris.     http://www.lailesurlaplume.com/article-20342563.html SERENISSIME 2008-07-06T22:12:33Z 2008-06-10T23:07:00Z Runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/Lagune-et-port.jpg" /> De ta fragilité tu battis ta  puissancePlantant tes pilotis dans le sable en mouvancePour faire miroiter tes Palais dans les  eaux Dont ta sérénissime inondait ses canaux… Mais cette faible assise à ta puissance austère T’exempta de l’orgueil de posséder la terre Portant tes prétentions aux confins du LevantPour chercher ta fortune aux épices d’Orient ! Car tu tins l’Occident au cœur de ta défiance Eblouissant ses Rois des Trésors de Byzance Donnant à leurs joyaux ta lagune en écrin Qu’aucun ne put défier tant ton Lion était craint ! Aux  mosaïques d’or du chœur de sa coupole Veille ta vierge noire afin que tu t’isoles A l’écart de tout choix définitivement Une main vers l’Orient, l’autre vers l’Occident… Et forgeant tes canons pour armer tes navires Tu as dompté la mer pour éviter le pire Ouvrant tant de chemin à tes explorations Des  routes de la soie aux confins des nations! Ne gravant pas de noms aux frontons de tes fresques Préférant te vêtir d’habits carnavalesques Pour soumettre à l’Etat les grands et les puissants Garder ta République au prix même du sang ! Me voudras-tu un jour au palais de tes doges Quand je me laisse aller à te faire un éloge Et sous le campanile au soir quand il fait tard Ecouter tes violons sur la place Saint Marc… Et quand je perds mon âme à courir tes ruelles Pour enjamber tes ponts donnant sur des venelles C’est à me retrouver que je te fais soupir Mais c’est autre que  moi que je vois revenir ! Je te veux O ma mie admirant ces gondoles Traçant leur fin parcours dans les murs qu’elles frôlent Et dans leurs vernis noirs, brillant sous le soleil, Habiller nos émois d’une lune de  miel… Et sous le Rialto filer dans leur dérive De nouveaux sentiments portés loin de nos rives Jusqu’à ce que la nuit, elles viennent à quai Assoupir leur étrave en de saillants reflets… O ma Serenissime ! http://www.lailesurlaplume.com/article-2845430.html Portrait d'Olga 1917 2008-06-01T09:37:25Z 2008-06-01T00:00:00Z runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/OLGA-1917.jpg" />       Elle s'était assise et d'un air nonchalant, Un bras sur le fauteuil posé négligemment, Elle me contemplait d'un regard incertain Scrutant l'ailleurs en moi qui ne pouvait plus rien...    L'éventail déplié qui ne lui servait plus Reposait sur sa robe entre ses doigts ténus, Se confondant aux flots légers du satin noir Semé de fleurs de sang où il venait de choir...    Ainsi elle attendait devant moi, avec grâce, De ses lèvres fermées, sans pli et sans espace, Au galbe de ses joues à l'étrange pâleur, Rien ne semblait devoir trahir les jours de pleur...    Je me sentis petit devant sa dignité Et des mots de pitié que j'avais apportés, Je n'en pus dire un seul pour lui parler de lui Quand, dans ses yeux d'airain, juste une larme luit...   Peintures : Pablo Picasso   http://www.lailesurlaplume.com/article-19549848.html SUPPLIQUE DU POETE A SES JUGES 2008-05-25T18:15:28Z 2008-05-25T12:00:00Z Runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/ritratto_Baudelaire_Courbet.jpg" /> Le procès de  Baudelaire se tint le 20 aout 1857... Voici ce que le poète aurait pu dire de ses juges! J’ai écrit avec cœur, j’ai écrit avec l’âme J’ai voulu tout donner au flambeau de ma flamme Révélant ma souffrance autant que mes bonheurs Ne cachant rien du vide et du doute intérieur ! J'ai donc fait ce voyage au plus profond de l’Etre Comme une initiation que l’on prend à le lettre Et qui me fit vertige au point de défaillir Quand des esprits malins voulurent m’assaillir !... En ai-je alors commis pêché d’apostasie A vouloir tant servir la pure poésie Et faire un rituel sacrifice d’espoir Au bruissement vainqueur d’une aile d’ange noir ? Mais quand son vol lugubre aux confins de l’espace Se fut évanoui comme l’orage passe En poète meurtri du monde rejeté A mes juges je fus en pâture jeté… Et parmi mes censeurs en grande confrérie Intentant ce procès fait en sorcellerie Je reconnus alors – et combien j’en ai ri !- Ceux là même qu’hier mes vers avaient nourri ! Face à leurs injonctions, je plaidais qu’un poète En son pays souvent n’est pas même prophète Mais qu’il va son chemin ne dissimulant rien Et n'écrit pas pour plaire à ceux qui font ses liens ! A l’heure du verdict, je ne puis que  me taire Jugez moi donc coupable alors d’être un faussaire De travestir mon vice en de faux sentiments Et faire de mes mots d’infâmes boniments ! Condamné au silence et privé de ma plume Prisonnier, en viendrai-je à mourir d’amertume Quand au grand désespoir dont mon cœur s’alourdit S’ajoute les regrets d’un poète maudit ! © lailesurlaplume - 2008 LE PROCES DES FLEURS DU MAL   Arthur Rimbaud disait de lui «C'est un Dieu». La justice de Napoléon III - qui voyait plutôt en lui un diable - le contraignit à retrancher plusieurs poèmes des « Fleurs du mal » pour outrage à la morale publique. Dans les deux cas, le jugement est sans appel !   Baudelaire est condamné à la postérité.   Le procès de Baudelaire (il doit se présenter le 20 août 1857 à l'audience de la 6 ème Chambre Correctionnelle devant laquelle sont traduits escrocs, souteneurs et prostituées) ne dure que quelques heures: vite fait, mal fait. Le processus de Pinard (procureur général) est simple : dresser un catalogue de passages isolés les plus outrageants, afin de démontrer à la cour l'offense indéniable à la morale publique et religieuse. La défense de l'avocat de Baudelaire, Maître Chaix d'Est-Ange, n'est guère plus brillante. Gêné dans sa plaidoirie par un poète qui préférerait se défendre seul et sans que soient abordés certains points de sa vie privée et familiale, le défenseur se contente essentiellement de comparaisons avec d'autres ouvrages fort connus, pourtant équivoques, mais jamais poursuivis. Le verdict est à la hauteur des plaidoiries : le tribunal ne relève pas l'offense à la morale religieuse, mais considère qu'en se qui touche à la morale publique et aux bonnes moeurs, il y a bien lieu à condamnation, l'ouvrage contenant des passages ou expressions obscènes et immorales.  Il ordonne la suppression des poèmes suivants: «Les Bijoux», «Le Léthé», «A celle qui est trop gaie», l'une des «Femmes damnées». «Lesbos», les «Métamorphoses du Vampire» (pour leur lecture, prière de vous reporter à vos manuels scolaires). Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés à payer une amende (300 F pour l'écrivain), et sont privés de leurs droits civiques. L'auteur des «Fleurs du Mal», en sortant de l'audience, à qui un ami demande s'il s'attendait à être acquitté, répond : Acquitté!- J'attendais qu'on me ferait réparation d'honneur. Qu'importe, il est certains critiques littéraires et autres juristes bien pensants, qui, souhaitons-le, s'en retournent dans leur tombe. Celle de Baudelaire est toujours « fleurie ». Le scandale qui a accompagné la parution de son ouvrage le plus célèbre y est sans doute pour quelque chose.    Olivier Gardel-Dubois (In Vivre en Poésie 25).   L'Albatros     Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.     A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.     Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!     Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. Mais le poète peut-il être autre chose que cet albatros si ridicule dans le monde effectif? Et peut-il être vraiment compris? ANNIVERSAIRE 14 mai 2006 &lt;&lt;&lt;&lt;&lt; &gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; 14 mai 2008 Voici deux ans aujourd'hui que l'Aile a pris son vol pour faire voler la Plume ! Depuis deux ans 68 546 pages ont été vues et vous avez été 18.832 à venir ou revenir lire L'aile sur la Plume... Vous avez laissé plus de 1300 commentaires... Merci à votre fidélité! Merci sincèrement... Mais L'aile peut-elle continuer son vol? Epuisée, fatiguée, peut-elle survivre à son procès? http://www.lailesurlaplume.com/article-19293540.html Au clair beau jour de tes vingt ans 2008-05-05T18:06:25Z 2008-05-04T22:15:00Z Runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/William-Adolphe_Bouguereau_-1825-1905-_-_The_Birth_of_Venus_-1879--1.jpg" />     Au clair beau jour de tes vingt ans Cueille l’amour dans l’air du temps Dompte la nuit, saisis le vent Pour vivre un rêve époustouflant Avec tes mots pleins de talent !   Au clair beau jour de tes vingt ans De ce bonheur que tu attends Cueille la fleur au doux printemps Du renouveau des sentiments Et mets tes yeux au firmament !   Au clair beau jour de tes vingt ans Tu as encore tant de temps Mais ne crois pas qu’il soit autant Il se défile lentement… Ce temps à vivre intensément !       Au clair beau jour de tes vingt ans !...       Peintures William Adolphe BOUGUEREAU     né et mort à La Rochelle (30 novembre, 1825 - 19 août, 1905)      ©lailesurlaplume 2008 http://www.lailesurlaplume.com/article-2836801.html Vagabondages 2008-04-26T14:45:15Z 2008-04-26T00:00:00Z runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/vagabond02.jpeg" />  Je partirai par un matin Souillé de brumes hivernales… J'aurai jeté tous mes refrains Toutes mes illusions fatales ! J'aurais  ôté de mon esprit Ces rêves qui font des mirages...   Et, las, sans rêves ni dépit, Sans amour, ni haine ni rage, Je m'éloignerai lentement De la ville encore endormie... Et mon coeur plein d'enchantement Ne regrettera plus sa vie…   Car je marcherai de longs jours Dans les forêts et les campagnes, Car, ainsi, j'irai pour toujours Sans chien, sans ami, sans compagne.   Peintures : Jef Friboulet http://www.lailesurlaplume.com/article-2926358.html Mon Capitaine 2008-04-18T20:28:48Z 2008-04-18T08:30:00Z runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/dsc01500.jpg" />       Navire à la dérive aux marins sans boussole  Mon âme erre en la nuit en recherchant ton pôle    Et ce trésor d’amour que tu m’avais offert    Pour armer mon esquif partant en haute mer…   Mais il n’est plus de havre et  de baie en ton cœur   Pour me faire un abri aux vents dévastateurs   Les amarres larguées et déjà loin du port   J’ai vu briller l’azur mais j’ai perdu le nord…    Ne voudras-tu jamais sous le mas de misaine   Du navire en partance être mon capitaine   Et d’un sextant expert fixant le firmament   Me sauver du naufrage et calmer mes tourments…        Mais tu m’as déserté partant vers d’autres rives   Laissant mon fol espoir aller à la dérive….   Sauras-tu donc jamais toi qui m’ouvris les yeux   Que pour toi je partis sur l’océan houleux...     ©lailesurlaplume - 2008         Peintures : KTie     http://www.lailesurlaplume.com/article-6718127.html Mon alter ego 2008-04-10T18:08:33Z 2008-04-10T18:00:00Z runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/dali-crossofstjohn2.jpg" /> Toi mon autre moi-même à te porter en moi J'épuise mon regard à ne pouvoir te voir Au tréfond de mon âme où tu gis dans le froid Quand saisir ton absence est comme un désespoir... A ne plus rien comprendre autant que de souffrirEt tant faire souffrir, j’ai perdu l’illusion D’un jour être moi même autant que le désir De me battre pour vaincre aussi grande affliction… Je voudrais retrouver l’univers enfantin Où je rêvais ma vie au rythme des jeudis Quand le temps infini en mille serpentins S’envolait au soleil de mes après midis… Je voulais rire et vivre et le faisais pour deux Et pour toi, aussi bien, je voulais posséder L’univers tout entier pour que tu sois heureux, Sentir ce frère en moi qui pourrait me guider… Mais je n’ai jamais pu ou n’ai jamais voulu Accepter cette tombe où gisait pour toujours Les rires d’un enfant que je n’entendrais plus, Le regard de cet Autre au confins de mes jours… J’ai poussé sans grandir gardant aussi profond Ce manque de quelqu’un qui a brisé le lien Qui m’attachait au monde et fait mon abandon Lorsque la nuit revient sans mon ange gardien ! Ces années ont passé et ne m’ont rien appris Je t’ai cherché en vain, toi, mon alter ego Autant je t’ai cru là mais toujours me mépris De ce bonheur rêvé ne gardant que lambeaux! J’ai tant écris pour toi, j’ai tant crié ton nom! En poème ou en prose, que de mots il fallut Pour épuiser ma foi, quitter mon ambition, Accepter d’être seul et ne t’attendre plus… Oui, si grande est ma peine à déserter ma foi Que vanité me vient d’être encore ici bas, De prétendre autrement, sinon par désarroi, Quitter enfin ce monde où tu n’existes pas...©lailesurlaplume-2008           Peintures : Salvador Dali http://www.lailesurlaplume.com/article-18488050.html Charme matinal... 2008-04-06T10:10:16Z 2008-04-06T09:49:00Z Runner http://www.over-blog.com/profil/blogueur-109389.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/33/60/35/IMAGES-DU-BLOG/claude-monet-giverny-paintings-13.jpg" />   Un rayon de lumière est venu ce matin Caresser les buissons et les fleurs du jardin L’air était un peu froid, l’herbe toute mouillée Sur la plaine j’ai vu quelque blanche nuée… Un instant j’ai marché sans bruit sur le sentier Sans m’en apercevoir doucement j’ai rêvé… Alors j’ai retrouvé des choses oubliées En voyant les cyprès et leurs branches pliées… Je regardai le ciel qui était pur et bleu Et la mer au lointain qui scintillait un peu Sur sa ligne d’azur, à l’horizon qui flanche Penchait une fugace et frêle voile blanche… Mais un instant plus tard le soleil  se leva Dans le ciel  triomphant, au loin, il s’éleva Inondant le jardin de mille couleurs vives Il éblouit  mes yeux et mon âme rétive… Et quand fondit le givre en mille gouttes d’eau Et coula la rosée en un lent filet chaud, J’aurais voulu pleurer en laissant une larme Mourir sur l’herbe humide où s’estompait un charme ! Peintures : Claude Monet (Paris : 14 novembre 1840 – Giverny : 5 décembre 1926)