Présentation

Texte Libre

Mercredi 8 août 2007


Quand tu souris à tes enfants
Tu me transportes hors du temps
Car de tes yeux tu les caresses
Telle la louve ou les tigresses…

Tu as tant d’amour à donner
Si peur de les abandonner
Qu’ils te rendent tant et sans cesse
Dans leur regard plein de tendresse...

Fillette que je croquerai
Dont le minois si plein d’attraits
Et si candide, tant m’attire
Quand j’entends éclater son rire !

Petit bonhomme très étonnant
Qui voudrait que tu le voies grand
Pour te donner tant des merveilles
Dans son maillot bleu de Marseille !

Que tu es belle à les aimer
Plus désirable que jamais
Je t’aime tant, si maternelle,
Ma Vierge à l’enfant, éternelle !

8 août 2007


 Peintures : Sandro BOTTICELLI & A. GEGENBAUR

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (11)   
Mardi 31 juillet 2007

Un jour je m’en souviens
De tes deux bras ouverts
Dans ma vie tu parvins :
Tu m’avais découvert !…

De ces mots bien écrits
J’avais senti l’essence
d’un si nouvel esprit
formant grande présence.

J’y jetais tout mon être
Pour sentir dans mon cœur
l’inattendue fenêtre
S’ouvrir à ton bonheur !

Que de  jours, de soirées
Jalonnés  des messages
d’âmes désemparées
Se donnant tant de gages…

Un jour je m’en souviens
Tu voulus que j’avoue
La nature d’un  lien
Si fort et  aussi fou…

Ces deux mots j’écrivis
Pour que le vent les sème
Et tu me répondis
Qu’on est bien quand on s’aime !

Et ces mots, chaque jour,
Je t’en fis une offrande
Croyant si fort toujours
Que l’amour les transcende !

Ce temps là fut si beau
Et rien je ne regrette
Quand d’un si  beau flambeau
La  lueur se projette…

Je t’aimais d’amour fou
Comme jamais peut-être
un homme à tes genoux
Aima de tout son être…

Un jour je m’en souviens,
Tout en haut de ce mont
J'ai cru Le voir si bien
Quand je criai ton nom...

Il m'apparut si grand
Qu'a genou je me mis
Pour Le prier autant
Et te confier à Lui...

De ce jour j'ai gardé
Cette miséricorde
De t'avoir protégée
Que seul IL nous accorde
...

Et ce jour vit en moi
Il restera toujours
Lumière de ma foi
Veillant sur mon Amour...

Mais si l’éternité
Jamais longtemps ne dure,
Que ma sincérité
Reste en mon écriture!…

Car, vois-tu, de juger,
Aujourd’hui, ma souffrance,
Ne fait que préjuger
De ma désespérance!…

Et de ce qui n’est plus
Ne froisse plus la  page,
Laisse moi l’absolu,
Au moins, dans mon naufrage
 !




©lailesurlaplume





Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
-Te souvient-il de notre extase ancienne?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
-Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois tu mon âme en rêve? -Non.
-Ah! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches! -C'est possible.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir!
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Paul Verlaine (colloque sentimental)

 

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (11)   
Mercredi 18 juillet 2007



Quand l’eau me coule et que dans elle je me coule
Pour toi les yeux je ferme et me ferme à tes yeux
Quand dans sa froideur je me drape de mon mieux
Du mieux que je le peux à ta froideur je m’enroule…


Ange des hautes mers tu as l’âme profonde
Des âmes disparues aux creux des océans
Et mon âme mortelle et seule infiniment
En ton abysse plonge et se confond dans l’onde…

Où vas-tu ma frégate aux courants qui t’emportent
Ta coque endommagée aux assauts de la mer
Ne résistera plus longtemps aux flots amers
Je te vois partir et nul bateau ne t’escorte…

Je construirais un port pour replier tes voiles
J’érigerais palais voluptueux de calme
Et la sérénité enfin que tu réclames
Si tu voulais un jour venir sous mon étoile !

O mon Ange du soir ta souffrance m’inonde
Et dans l’onde me coule au gré de ta douleur
De ta voix qui s’essouffle autant qu’une rumeur
S'estompant dans la nuit pour déserter le monde…


Quand l’eau me coule et que dans elle je me coule
Pour toi les yeux je ferme et me ferme à tes yeux
Quand dans sa froideur je me drape de mon mieux
Du mieux que je le peux, à ta froideur je m’enroule…

18 juillet 2007



Que dire quand elle souffre
Que dire quand elle a mal
Sa douleur est comme un gouffre
Qui la happe d’un harpon fatal





Peintures :  Joseph Mallord William TURNER
(Londres : 23 avril 1775 - Chelsea 19 décembre 1851)

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (4)   
Mardi 17 juillet 2007




Ce temps qui nous a pris, ce temps pour nous aimer
Quand nous trouvions ensemble à chaque nouveau jour
Le sens de mots si beaux pour dire notre amour
Ce temps là, n’est-il pas, a vraiment existé ?

Ce temps où ma passion, je disais mille fois
Et recevais la tienne à chaque instant encore
Dans ces messages doux que nous laissions éclore
Pour jalonner la vie et ne se perdre pas…

Ce temps où j’écrivis cent poèmes pour toi
Où tu me répondis par tant de belles pages
Pour accoster ensemble à de nouveaux rivages
Où se sentir libres de crier nos émois…

Ce temps où ton image enfin tu me donnais
Pour découvrir ta vie au gré de tes sourires
Et le bleu de tes yeux je ne pouvais décrire
Quand ton visage d’ange au soir me désarmait….

Ce temps où je fis route enfin pour te trouver
Te sentir exister malgré tous les obstacles
Me blottir dans tes bras en ce nouveau miracle
D’une femme pour moi plus belle encore en vrai

Ce temps qu’on nous a pris, ce temps où tu m’aimais
De toutes ses beautés qu’on nous a enlevées,
Des barrières sans nom qu’on nous a élevées,
Ce temps là, malgré tout, reste en moi à jamais…


17 juillet 2007

               










  

Peintures:  PERU.

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (8)   
Lundi 16 juillet 2007














Tu as cru tout saisir et tu dis tout  comprendre
De cet amour si pur dont tu veux te méprendre…
Mais sans peine du tout, sans colère et sans larme
Etait ce bien l’amour qui portait ton alarme ?

Car tourner une page avec facilité
Et te dire trompée avec peu de regrets
De ta façon d’aimer c’est me faire l’aveu
Qu’en fait tu n’aimes de moi  que ce que tu veux…

Détruire mes écrits ou me priver de voix
N’est qu’une opprobre  en plus que tu jettes  sur moi
Mais qui ne touche pas l’amour que je te porte
Et ne change rien  à la passion qui’ m’emporte !

Car mon amour est pur comme est pure mon âme
Et je veux te comprendre et te donner ma flamme
Car je te sais m’aimer pour ce qui simplement
Au fond de moi, toujours, demeure différent

 
15 juillet 2007



 

 

 













Peintures : Nicolas de STAEL 

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (3)   
Dimanche 15 juillet 2007



Si tu ne m’aimes plus, laisse moi être l’ombre
Que tu foules à tes pieds au moment où je sombre,
Etre cette ombre là, rejetée dans tes pas
Quand tu pars loin de moi et ne te tournes pas !

Je me coule à présent dans cette vie sans vie
Celle où tu n’es pas, où je n’ai plus d’envie
Envie d’être rien d’autre après avoir connu
Ces sentiments pour toi qui m’étaient inconnus…

Si tu ne m’aimes plus, laisse moi être esclave
De ce temps ou ton âme était pour moi suave
Où j’étais ton Tit-Prince et toi, ma vie, mon sang,
Quand chaque instant sonnait comme un nouvel élan…

Je te donne mon glaive au retour de croisade
Après si longue route et autant d’embuscades
Mon armée en déroute en ses combats perdus
Bat lentement retraite et son Prince est déchu…

Si tu ne m’aimes plus, alors garde l’image
De ce noble dessein dont je portais message
Et à l’Inquisition qui me voudrait impur
Donne lui de toi-même un jugement plus sûr…




Peintures : Alexandre Cabanel
(28 septembre 1823 à Montpellier - 23 janvier 1889 à Paris)

publié dans : Poèmes à un Ange communauté : Trouvères et troubadours ajouter un commentaire commentaires (1)   
Dimanche 8 juillet 2007

Ce jour sans te revoir devient comme un mouroir
S’agite pour se perdre à ne pas se savoir
Quand je n’ai plus ta voix et que rien ne me guide
Au travers de ce temps qui s’étire et se vide

Vide comme ma vie en ce jour sans tes yeux
Quand je traîne ma peine au fardeau malheureux
Quelque part mais si loin, là bas, tu me regardes
Mais je me perds moi-même en n’y prenant pas garde…

Garde toi mon amie en ce jour qui se meurt
De t’oublier ainsi au fond de ta douleur
Le silence me tue en cet après midi
Mais au bout de l’absence un ange l’avait dit !

Dis encore ces mots si souvent prononcés
Quant tu venais à moi parfois sans t’annoncer
Pour déployer sur moi comme des découvertes
Tes ailes d’ange blanc que tu m’avais ouvertes.

Ouvertes sont mes mains qui se tendent vers toi
Pour retrouver ce temps où tu voulais pour moi
Calmer tous les tourments et me donner ton âme
Comme sait se donner, quand elle aime, une femme…

8 juillet 2007



Illustrations : Karine Schneider
http://schneider.karine.free.fr

publié dans : Poèmes à un Ange communauté : Trouvères et troubadours ajouter un commentaire commentaires (2)   
Jeudi 5 juillet 2007




Ton absence est une parenthèse
Dans ce film qui me comblait d’aise
Quand chaque jour qui se levait
De ta poésie je me nourrissais...
Que très vite elle se referme
Pour retrouver plume si ferme!

Ton silence est une oasis
Dans le désert que tu franchis
Et c’est comme bain de jouvence
D’y retrouver ton existence
Quand tu t’abreuves de l’eau claire
Pour purifier cette âme chère…

Ta froideur n’est pour toi qu’une arme
Qui te protège et qui m’alarme
Qui t’éloigne tant de mes mots
Quand tu ne souffres que tes maux
Puisse-t-elle se réchauffer
Au feu de mon amour parfait…


6 juillet 2007

Peintures : Eugène Delacroix

©lailesurlaplume

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (3)   
Dimanche 1 juillet 2007

Seul , j’écris dans la nuit et relis dans le noir 
Les mots de ton cœur si bons à recevoir
Qui me disent de toi bien autant qu’un serment
Que tu veux te donner à moi infiniment…

Ils emplissent les sons de toutes les musiques
Tant écoutées ce soir O mon âme câline
Ouvrant le bal des Laze aux hymnes romantiques
Pour faire encore à France une lettre divine…

Je voudrais te léguer ces chansons libérées
Pour rester avec toi toujours à l’unisson
Et faire à quatre mains nouvelle partition!...

Alors pour toi je chante autant de mélopées
Qui te parlent de moi, des choses qu’on vivra
Pour t’en donner spectacle autant qu’un opéra…

1er juillet 2007 
 





 
 
 


 

Et merci à Michel Polnareff pour ce fabuleux concert
ce 30 juin au Palais Nikaïa à Nice!!








Quand tu dors près de moi


J'ai le cœur au bout des doigts
Je t'aime
Quand tu pleures dans mes bras
J'ai les yeux qui pleurent pour toi
Je t'aime
Je te ferai dormir
D'amour et de plaisir
Viens je t'emmène
Où l'on n'emmène pas
J'allumerai des soleils
La nuit pour qu'elle soit plus belle
Je t'aime
Je ferai valdinguer
Les frontières du monde entier
Je t'aime
Je te ferai bâtir
Des châteaux et des empires
Si tu m'emmènes
Où l'on n'emmène pas
O
n ne reviendra pas
n fera des voyages
À déchirer les nuages
Je t'aime
On fera toi et moi
Des choses qui n'existent pas
Je t'aime
Je te ferai venir
Où l'on ne peut pas mourir
Viens je t'emmène
Où l'on n'emmène pas
On ne reviendra pas !
Je t'aime !
  

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (10)   
Mercredi 27 juin 2007












Je t’écris en vitesse
Pour combattre l’absence
Ce manque qui ne cesse
Je t’écris dans l’urgence
 
Ce besoin qui me déchire 
De toi et de ton âme
De ta voix et de ton rire
De tout ce qui me fait vivre
 
Ce besoin de toi 
Que j'ai en moi
Qui m'éloigne de moi
Me rapproche de toi
 
M'emporte dans ton monde 
Et me laisse sur le sable 
Quand ta marée m’inonde 
Et que ma quille s'ensable 
De son étrave profonde


Je te voudrais ma femme 
Trop besoin  de ton âme 
De ta voix et de ton rire 
De tout ce qui me fait vivre!


Et lorsque j’ai trop bu
Que je te cris mon amour
Si fort ! à n’en pouvoir plus
Toi, tu m’écoutes toujours
Et je revis en te parlant
Te désires plus que tout
Dans ce soir délirant
Où l’alcool me dénoue
Lorsque de moi tu ris
A mes pensées le plus osées
rimant de poèmes appris
Qu’à tes pieds j’ai déposés…
Alors tu poses ta main
Sur  mon front si brûlant
Et me murmure un refrain
Pour bercer mon âme d’enfant


 Je te voudrais ma femme 
Trop besoin  de ton âme 
De ta voix et de ton rire 
De tout ce qui me fait vivre!


27 juin 2007

 












Peintures : Tiziano Vecellio, dit Titien

 

publié dans : Poèmes à un Ange ajouter un commentaire commentaires (6)   
Blog : Philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus