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Texte Libre

Lundi 4 février 2008

 

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Ton murmure s’est fait bruissement d’un feuillage...
Et ton souffle qui manque à mes journées sans âge
Se confond, je le crois, aux bourrasques de vent
Où l’écho de ta voix se mêle bien souvent…

En ce ciel bleu et pur, tu as fait le silence
Mais l’Azur où tu gis n’est plus qu’une souffrance
Sous le soleil qui luit de ses rayons de feu
Eblouie, je défaille en croyant voir tes yeux !

Car je te sais si près, foulant l’herbe menue
Du frôlement discret de tes pas en mes pas, 
Qui vibre et monte en moi, si ton ombre n’est pas !

Faut-il de cette flamme encore entretenue
Eclairer mon chemin pour partir à jamais
Dans l'Absence du Monde où je t’ai tant aimé ?…

 

© lailesurlaplume - 2008 - Tous droits réservés

5.jpgJ'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

Et souviens-toi que je t'attends

Guillaume Apollinaire (L’Adieu)LucienFreud.jpg




Peintures : John CURRIN Né en 1962, à Boulder, Colorado USA
& Lucian Michael FREUD, né le 8 décembre 1922 à Berlin (Allemagne),



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Vendredi 5 octobre 2007

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Si toi aussi tu m'abandonnes
Comment supporter le temps
Sans le goût de ce que tu donnes
Et tout ce que tu me reprends

Si tu t'en vas comme tant d'autres
Avant toi et bien avant nous,
Dans ce silence où je me vautre
Voudrais-je en devenir voyou!

Si tu me fais tant de reproches
Las, je ne saurais résister
A d'aussi subtiles approches
Quand d'amour je veux exister…

Si toi aussi tu te détournes
Comme tous ces êtres soumis
Ayant d'un bonheur qu'ils contournent
L'illusion d'aussi pales acquis…

Si c'est ainsi que tu abdiques
La confiance que tu avais
Aussi belle et si véridique
Reprends là donc : si tu savais…

Puisque ce que j'ai voulu prendre
Et ce que je voulais donner
N'est plus qu'un numéro à rendre
Evitant de téléphoner…

Si tout cela et plus encore
Quand tout de moi et tant de toi
Inclinait à ce qui nous dévore
Pour se donner avec la foi !

Si plus rien de toi ne m'apporte
De ta voix les intonations
Et de ton rire où tu m'emportes :
Comment vivre encor d'émotion?

Si toi aussi tu m'abandonnes
Nous ne retrouverons jamais
Autant de ce que vie nous donne
Et qu'en sacrifice on défait!…

4 octobre 2007

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Peintures :

Alessandro Allori
(Florence 31 mai 1535 - Florence 22 septembre 1607)

 

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Samedi 25 août 2007



Prendre la route encore au matin qui se pose
Quand mon cœur meurtri, mis à sang et à feu
Bat l'intermittence et ne prend plus la pause
Et que d'un si lent souffle il cesse peu à peu…

Mais croire encore en toi,-même si c'est pour rire,
Même si c'est sans but, si je ne vaux plus rien
Que ma vie tout entière à ta présence aspire
Et m'invente des mots pour remplacer les tiens…

Alors prendre la route afin d'être fidèle
A ton  âme, à ton cœur, à tout ce qui te fait
Avec ton souvenir en bagage à jamais!

Pour toujours te quitter dans cette vie réelle
Qui me donna la chance un jour de t'effleurer
Mais une éternité aussi pour te pleurer… 

 

24 août 2007

 






Peintures : Pierre Audoire
www.pierre-audoire.net/cat3.php.

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Vendredi 24 août 2007


Il y a tant de toi dans, tant de souvenirs
Tant de regrets non dits que jamais je n'avoue
Il y a tant de ton être aux confins du partir
L'odeur de ton corps et ta main sur ma joue…

O mon amour si loin, si tu savais mes pleurs
Quand au fond des forêts je cherche ton image
Ne saisissant que Vent qui décoiffe les fleurs
D'un souffle matinal en te rendant Hommage !

Il y a tant de toi, dans toutes tes chansons
Qui reviennent en moi au cœur de ton silence
Toutes, elles ont gardé l'étrange sensation
D'être à sang et à feu de ton incandescence…

Dans cet isolement où je veux m'égarer
En ce deuil que j'éprouve au cœur de la vallée
Loin du monde et de toi, je voudrais t'effacer
Mais ne fais que bâtir, pour toi, un mausolée…

Il y a tant de toi et tant de notre amour
Dans ces mots qui sont morts au sortir de tes Lèvres
De n'avoir survécu à ces serments d'un jour
Auxquels j'avais tant cru à en perdre mes rêves…

Vois tu, le temps nous quitte et il m'effacera
De ta vie, dans ses bras où tu te réfugies
Et chaque mot écrit pour ne Le perdre pas
Ferme sur moi la dalle au tombeau d'Amnésie…

Mais il y a tout de toi au fond de mon cercueil
Pour que je m'y allonge en sachant que tu restes
Pour jamais dans mon sang comme un ultime accueil
De cet amour si pur dont mon trépas atteste…


 

22 août 2007

 

Tableaux : Guillaume BARAZER

 

http://perso.orange.fr/guillaume.barazer/

 

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Mercredi 22 août 2007









J’ai couru la montagne dans des sous bois si verts
J’ai cherché le chemin qui vers le col m’amène
Au travers des futaies enfin j’ai découvert
Ce grand pré déclinant vers la petite plaine…  









A ce point merveilleux se dressait devant moi
Comme un havre de paix aux cimes élevées
Dominant trois vallées de son altière croix
Sur sa flèche juchée : la chapelle des Vés…

Epuisé de chercher, la sueur sur le front
Et le cœur inondé par tant de solitude
J’ai vu
la Vierge au pied de la crucifixion
Et le Christ dans ses bras en sa béatitude…

Un vitrail révélait l’image du supplice
Projetant dans la nef la lumière du soir
Quand le soleil se couche aux cimes bleues et lisses
Eclairant d'un rayon Marie en désespoir

Le vide en moi s’est fait devant si grand martyre
Comme si ma douleur n’était que vanité
"Vois tu ce qu’il ont fait" semblait-elle me dire
Il était
la Lumière , il était Vérité…"

Son regard en ce lieu me parlait de l'absence
Et qu'il fallait garder la foi dans l'amour pur
Qui transcende et fait mal plutôt qu'inconséquence
Car souffrir par amour c'est de l'Ame être sur…

22 août 2007

 



La Chapelle des Vés 

Hautes Vosges




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Vendredi 17 août 2007


Si je ne suis plus rien alors je dois partir
Puisque je suis cela et plus rien d’autre encore
lorsque l’amour lui-même emportant le désir
Vous fait défaut à l’heure où ma vie s’évapore…

Si plus rien ne retient mon âme ici pour vous
Quand d’aimer c’est bien trop et que le cœur se fige
Au matin qui se lève en un sentiment flou
D’être ici pour personne alors que tout m’afflige…

Et si le souvenir lui-même de ce temps
Où vous aviez pour moi si grande prévenance
S’engloutit désormais dans votre indifférence


Quand tout autre à vos yeux a bien plus de talent
Au point de lui donner tout ce dont je me prive
J’accepte qu’après vous, jamais rien ne survive
 
!

14 août 2007


Peintures : Paul KLEE




 

 

 

 


 

 

 

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