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Texte Libre

Lundi 30 juin 2008

 

J'exulte mes inspirations
Comme on ouvre une ville,
Où l’on prendrait des émotions
Dans la foule qui s’annihile...

Mes mots construisent ce château
Qui se peuple
, au soir, des fantômes
D’êtres aimés partis trop tôt,
Revenus voir ceux que nous sommes
!

Je trace aux confins d’océans
le contour des
côtes sauvages
Que balayent des ouragans
Où les navires font naufrage
!



Dans le silence et dans le bruit
De chaque mot je veux
extraire
Comme un nectar tiré d’un fruit

Le suc du temps qu’on ne peut taire !
 

Et c’est bien lui qui fait mon deuil
Quand à écrire je m’obstine

Comme un Phénix dans ses écueils
Qui renaîtrait dessus ses ruines !
 

Car bien plus qu’un être parfois
Je suis l'air, le feu, qui s'assemblent
L'esprit, le corps, qu'unit la
foi
La Liberté qui les transcende!

.....

La Liberté qui les transcende !

Peintures : Henri Julien Félix Rousseau dit le Douanier Rousseau,
né le 21 mai 1844 à Laval et mort le 2 septembre 1910 à Paris.

 

 

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Mercredi 12 décembre 2007

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Il y a tes mots dans mes sourires,

Et mes idées dans tes soupirs.

Il y a ta dextre qui me tue,

Il y a ma plume qui te mue.

Il y a ton sang sur mon papier,

Mes larmes dans ton encrier.

Il y a ta flamme qui me consume,

Il y a ma passion qui t’allume.

Il y a tes lignes qui me fascinent,

Il y a mes courbes qui t’assassinent.

Il y a ton âme qui me nourrit,

Il y a mon esprit qui te suit.

Il y a ta prose qui me transperce,

Il y a mes vers qui te caressent.

Il y a ta fraîcheur qui m’emporte,

Et ma douceur qui te transporte.

Il y a ton cri dans mon stylo,

Il y a mon murmure dans ta peau.

Il y a ton verbe que je dessine,

Il y a mes peurs que tu devines.

Il y a ta voix dans mes insomnies,

Il y a mes doutes dans ta folie.

Il y a ton être dans mes parjures,

Il y a ma chaire dans tes injures.

Il y a ton style dans ma démence,

Il y a mon souffle dans tes absences.

Il y a ta hargne que je comprends,

Il y a mes gestes que tu ressens.

Il y a ton mordant dans ma névrose,

Il y a mon espoir dans ta prose.

Il y a tes textes comme un refuge,

Il y a mes rimes comme subterfuge.

 

 

De Manon, ma petite poétesse,  le 9 décembre 2007

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 Et dans ce  monde où tu m’entraînes
Il y a tes mots qui se déchaînent
Ma poétesse aux quatre vents
A ta rime éternellement
Je m’accroche et je me délecte
De tout ton être qui m’affecte
Et qui me donne  tant de toi
Pour me trouver au fond de moi
 !

Runner,  12 décembre 2007

 

 

 

Peintures de Pierre Fulcrand  (1914-2004, Montpellier)  03-ii.jpeg

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Dimanche 30 septembre 2007

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O Mon amie ma douce mie
En distillant votre  alchimie
D'une aussi naïve candeur
Vous vous gaussez des pourfendeurs!

Et me donnant votre présence
Vous évitez ma décadence
Dans mes journées et dans mes nuits
Au silence qui tant me nuit…

Car d'un rempart que vous me fîtes,
De vos paroles favorites
Et sans même m'en faire aveu
Vous avez exhaussé mes vœux…

Vous fûtes muse poétique
Soufflant la pureté antique
Que sculpte comme en adoration
Votre corps à l'abandon…

Mais je ne puis cacher ce trouble
Quand de votre âge avoir le double
Si malséant serait pour moi
De révéler le moindre émoi…

Mais qu'est ce à dire mon amie

Est-ce donc si grande infamie
Que d'aimer plus que de raison
Malgré le nombre des saisons?

Le vent de feuilles se déporte
Mais c'est l'amour qu'il nous emporte!
Ne faut-il donc tenir du temps
Que l'odeur des roses d'antan?

30 septembre 2007

botticelli-primavera.jpg





 


Peintures : Sandro Botticelli









Quel est ce fol tourment que je croyais éteint,
Cet émoi chatoyant dont mon âme se peint,
Qui tourne sa poignée au creux de mes entrailles 
Et insinue son or au lingot de mes failles ? 

 

Inspiré par ces vers d'Alice
Que je lus d'un si grand délice!
 
http://wakantanka27.over-blog.com/
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Samedi 15 septembre 2007



J'étais tourné sur moi pleurant dans ma détresse 
Pour  trouver mon chemin n'ayant que ma tristesse
Et  ne voyais de toi  si improbablement
Que les  mots alignés d'un encouragement…

De si peu d'attention j'en étais désinvolte
Négligeant de t'entendre au fond de ta révolte
Tandis que sans le dire en n'insistant jamais
Tu voulais me sauver du mal qui m'enfermait…

Mais je ne savais pas qui donc tu pouvais être
Quand je t'ai vu sourire au seuil de ta fenêtre
Pour me donner de toi tout en haut d'un écran
Un instant de ta vie et tes rires d'enfant!

De ce regard si doux tu m'as tendu ta joue
Pour que baiser j'y pose, autant que je n'avoue
Qu'un sourire aussi pur m'a réchauffé le cœur
D'un nectar ineffable empreint de ta candeur… 

 
De ta lèvre entrouverte aucun mot ne résonne
Que pour me suggérer que tout de toi m'étonne
Aussi dans ce silence à vouloir tant te voir
Je te l'avoue enfin : tu me manques ce soir …

15 septembre 2007 
Soirée vide de toi




 





Tableaux : Guillaume BARAZER
 

 http://perso.orange.fr/guillaume.barazer/

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Mardi 11 septembre 2007



Sélaciens des hauts fonds aux rives incertaines
Encrines encastrés que l'on découvre à peine
Griffures sur le sable que l'eau effacera
Me font ce tatouage indélébile au bras…


Je m’attendris encore au chant d’une mésange
Et d’un air si bonhomme en avoir l'air d'un ange
Quand pourtant rien ne tient que cette imitation
De soi même et, bien plus, d'une génération!

Sur ces photos sépia je te revois sourire
Durant cette semaine où tu fus mon hégire
Quand je fuyais mon être à ton chauffage doux
Pour estamper ton nom à l'écorce du houx…


Rien n'est écrit de vivre et surtout pas l'absence
Quand il faut accepter que se dilue l'essence
Des instants si secrets que nous seuls connaissions
Si svelte silhouette au soir des émotions…

A ces bonheurs éteints qui furent espérances
Que l'on porte à jamais comme des survivances
Il faut donner le change afin d'en faire don
Au passé qui se meurt pour tenir son pardon…

 

10 septembre 2007

 

 

 

   










Illustrations : Karine Schneider
http://schneider.karine.free.fr/

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Dimanche 9 septembre 2007


Holà! Me direz vous, que fais tu donc poète?
Tu veux nous émouvoir, du vide où tu te jettes
Et de ce spleen profond où seul tu te complets
A faire un mélodrame avec quelques couplets?…

Ne me demandez pas, de l'épaule à la hanche
Et du pied au jabot, s'il faut que l'âme flanche
Pour fuir le bonheur et l'existence bouder, 
Tandis qu'un rien suffit à nous dévergonder… 

Mais dans l'odeur de chlore et de gaz délétère
D'épice de nuoc-mâm, de goût d'orange amère,
C'est dans le vin de nèfle avalé dans le noir
Que la  nuit me fiance  encore au désespoir…


9 septembre 2007


Poème écrit sur un défi de mots lancé par
Angeline  http://ephemere-angeline.over-blog.com/









Peintures : Jean-Baptiste CHARDIN (1669-1779)

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Samedi 1 septembre 2007


Penché sur son grimoire un homme se souvient
Sa plume dans la main qui ne sert plus à rien
Comme une arme défaite au soir d'une bataille
Qui ne peut rien changer quand il faut qu'on s'en aille…

Aucun mot ne lui vient comme au temps des passions
Quand la magie du verbe est devenue poison
Qu'elle se joue du cœur aussi bien que de l'âme
Pour que sa rime à lui ne soit qu'un mal infâme…

L'enchaînement des jours au coeur d'intermittence
Du bonheur, de la peine, inhumaine alternance
L'a porté sur la vague avant de le  jeter
Violemment au rocher pour le déchiqueter…

Que reste-t-il du temps où il était poète
Que reste-t-il des vers dont il se faisait fête
Et sans cette émotion que reste-t-il de lui
Au matin qui se lève et dans le soir l'ennui…

Penché sur son grimoire un homme s'est éteint
Par trop d'inconséquence il ne croit plus en rien
Entre ses doigt sa plume a fait jaillir le sang
Pour maculer de rouge un coin de papier blanc…
 


 Peintures : Fragonard & Van Loo

Des jours pairs et des jours impairs...
Joue-t-on sa vie à pile ou face
Et croit-on voler dans les airs
Quand on ne fait que du sur place?
Mais n'est ce pas l'honneur austère
De ne rester qu'à notre place?

Runner



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Mercredi 29 août 2007



Ne plus  vous donner aucune nouvelle
Est-ce ne plus ouvrir encore mes ailes?
Souffler demain ce souffle de silence
Est-ce entre vous que mon cœur se balance?

Comme en un tour de manège qui tourne
Ma vie se pirouette et se détourne
d'un signe de main qui fait  un adieu
Bien plus que cet élan mystérieux
Qui m'entraîne en le chaleur de ce soir
Où , seul, je m'accroche à mon désespoir…

De ce vent qui s'est levé sur la mer
Au loin, en entends tu le cri amer
Qui m'appelle et me dit de revenir
Aux sirènes pour me circonvenir?…

Ombres des vies à jamais disparues
Fantômes qui errez de par les rues
Vous aurez raison de mes résistances
Quand dans vos sombres décadences
Vous aurez pris le temps de m'attirer
Fermant la geôle où vous me capturez!

28 août 2007


Peintures : Paul Cezanne
(19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, France - 22 octobre 1906 à Aix-en-Provence)

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