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Texte Libre

Mardi 10 juin 2008


De ta fragilité tu battis ta  puissance
Plantant tes pilotis dans le sable en mouvance
Pour faire miroiter tes Palais dans les  eaux
Dont ta sérénissime inondait ses canaux



Mais cette faible assise à ta puissance austère
T’exempta de l’orgueil de posséder la terre
Portant tes prétentions aux confins du Levant
Pour chercher ta fortune aux épices d’Orient !


Car tu tins l’Occident au cœur de ta défiance
Eblouissant ses Rois des Trésors de Byzance
Donnant à leurs joyaux ta lagune en écrin
Qu’aucun ne put défier tant ton Lion était craint
 
!















Aux  mosaïques d’or du chœur de sa coupole
Veille ta vierge noire afin que tu t’isoles
A l’écart de tout choix définitivement
Une main vers l’Orient, l’autre vers l’Occident…




Et forgeant tes canons pour armer tes navires
Tu as dompté la mer pour éviter le pire
Ouvrant tant de chemin à tes explorations
Des  routes de la soie aux confins des nations!





Ne gravant pas de noms aux frontons de tes fresques

Préférant te vêtir d’habits carnavalesques

Pour soumettre à l’Etat les grands et les puissants

Garder ta République au prix même du sang
 
!












Me voudras-tu un jour au palais de tes doges
Quand je me laisse aller à te faire un éloge


Et sous le campanile au soir quand il fait tard
Ecouter tes violons sur la place Saint Marc…










Et quand je perds mon âme à courir tes ruelles
Pour enjamber tes ponts donnant sur des venelles
C’est à me retrouver que je te fais soupir
Mais c’est autre que  moi que je vois revenir !


Je te veux O ma mie admirant ces gondoles

Traçant leur fin parcours dans les murs qu’elles frôlent

Et dans leurs vernis noirs, brillant sous le soleil,

Habiller nos émois d’une lune de  miel…












Et sous le Rialto filer dans leur dérive
De nouveaux sentiments portés loin de nos rives



Jusqu’à ce que la nuit, elles viennent à quai
Assoupir leur étrave en de saillants reflets…


O ma Serenissime !

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Dimanche 1 juin 2008

 

   

Elle s'était assise et d'un air nonchalant,

Un bras sur le fauteuil posé négligemment,

Elle me contemplait d'un regard incertain

Scrutant l'ailleurs en moi qui ne pouvait plus rien...


 
 

L'éventail déplié qui ne lui servait plus

Reposait sur sa robe entre ses doigts ténus,

Se confondant aux flots légers du satin noir

Semé de fleurs de sang où il venait de choir...

  

Ainsi elle attendait devant moi, avec grâce,

De ses lèvres fermées, sans pli et sans espace,

Au galbe de ses joues à l'étrange pâleur,

Rien ne semblait devoir trahir les jours de pleur...

  

Je me sentis petit devant sa dignité

Et des mots de pitié que j'avais apportés,

Je n'en pus dire un seul pour lui parler de lui

Quand, dans ses yeux d'airain, juste une larme luit...

 

Peintures : Pablo Picasso

 

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Mardi 19 février 2008

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Je m’en vais maintenant, d’ici, comme de moi…
Je laisse cette vie où je suis à l’étroit…
 Je n’en veux à personne et je ferai en sorte
Que tout au fond de moi, en mon cœur, je vous porte… 


undefined  J’ai brûlé mes dollars et n’emporterai rien
De tout cet univers où  nul  ne me  retient…
Je marcherai au long des  chemins et des routes
Monterai dans des trains pour voyager en soutes…


Pourquoi donc vivre ici, si je ne puis rêver
A ces immensités où je veux me trouver ?

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A quoi bon patienter quand tout, là bas, m’attire
Dans le vent et la pluie, au ciel qui se déchire ?…



undefinedJe serai vagabond comme le fut Kérouac
Et tiendrai ma richesse au feu de mon bivouac
Car le ciel si obscur sera ma chaude toile
Quand je  m’endormirai sous un  regard d’étoiles…




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 Je foulerai  le sable au soleil du désert
Et descendrai le fleuve au canyon qui se perd,
Je monterai plus haut au flanc de la montagne
Et je vendrai ma force au travail des campagnes…



06-1-.jpgEt puis je partirai plus loin au nord du Nord,
Seul,  mon sac sur le dos, ainsi qu’un chercheur d’or
Pour vivre la vraie vie en la steppe sauvage
Et lui léguer, enfin,  mon âme en héritage !



Et lui léguer, enfin...

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... mon âme en héritage ...



© lailesurlaplume - 2008 - Tous droits réservés
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Site officiel du film de Sean Penn "Into the Wild" : http://www.intothewild.com/
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Dimanche 10 février 2008

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Quand l’eau  sur toi  s’écoule en  elle je me coule
Les yeux sur toi je ferme et me ferme à tes yeux
Quand ta froideur se drape  à  mon ciel sous tes cieux
Du mieux que je le peux à ce froid je m’enroule…


Ange des hautes mers tu as l’âme profonde
Des âmes disparues aux creux des océans
Et mon âme mortelle et seule infiniment
En ton abysse plonge et se confond dans l’onde…

Où vas-tu ma frégate aux courants qui t’emportent
Ta coque endommagée aux assauts de la mer
Ne résistera plus longtemps aux flots amers
Car Là où tu t’en vas nul bateau ne t’escorte…

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Je construirais un port pour replier tes voiles
J’érigerais palais voluptueux de calme
Et la sérénité enfin que tu réclames
Si tu voulais un jour venir sous mon étoile !

O mon Ange du soir ta souffrance m’inonde
Et dans l’onde me coule au gré de ta douleur
De ta voix qui s’essouffle autant qu’une rumeur
S'estompant dans la nuit pour déserter le monde…


Mais si l’onde me coule à toi donc je m’enroule
Pour draper ta froideur de chaleur de mon mieux
Du mieux que je le peux, pour m’ouvrir à tes yeux
Dans ton eau je me coule et de toi je me saoule…

© lailesurlaplume - 2008 - Tous droits réservés

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Peintures : Joseph Mallord William TURNER
(Londres : 23 avril 1775 - Chelsea 19 décembre 1851)UTURNER_P2_T.jpg

 

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Dimanche 27 janvier 2008

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Me voici sur la scène où se lève un rideau
Et pour me découvrir je lève mon chapeau…
Car je suis là pour vous, caché derrière un masque,
À tant vous amuser de mes  mots en bourrasque !

Dans  l'infâme misère et la triste oppression
De ce que l'on voudrait la "Civilisation"

J’ai préféré tremper  ma plume afin d'en rire 
Fustigeant les puissants d'aussi grandes satires…

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Pourtant les quiproquos dont je nourris mes vers
Ne sont aux bien-pensants qu’une mise à l’envers
Du précieux, ridicule, avare ou misanthrope
Donnant par là du fat un sens à toute époque !

Quels sont donc ces travers de triste humanité
Ces piètres fourberies dont vous vous agitez
Ne voyez vous donc pas qu'un Scapin s'en amuse
Et qu'à vos faux savants il oppose ses ruses?

1658.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si j'apporte la joie à des princes si grands
Que je sais ignorer combien souffrent leurs gens
D’un mariage forcé  je prendrai donc prétexte
Pour faire un Roy danser en risible contexte !...

Ma douce Madeleine avec toi j'étais fort
Inventant le théâtre avec tant d'inconfort
Sur les routes de France et celles de Navarre
Où de peine jamais nous ne fûmes avares!…

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Mais jouer pour la Cour n’est point se renier
Du spectacle malin de ses travers niais
Car c’est ici je crois dans la beauté qui tranche
Du château fabuleux qu’il faut dresser nos planches !

De mon Temps je ferai, autant que je pourrai
Si grande mise en scène et ce soir je jouerai
Ce valet qui du maître a fait un faux malade,
Dussé-je trépasser aux rires en aubade !...

 

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Ecrit en Hommage à

Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIERE (15 janvier 1622 - 17 février 1673).

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Lundi 21 janvier 2008

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Adieu la vie Adieu l'amour

Je vous laisse ici pour toujours!

Je pars pour trouver la limite

L'image qu'un reflet imite

De cet homme que je ne suis
Qu'en ce miroir où je m'enfuis

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Aux rêves de terres nouvelles
Que l'espace infini renouvelle
Quand  mes yeux noyés de lumière
Voient au bout d'un destin austère
L'herbe ondoyant sur les vallons
Quand passe un troupeau de bisons!

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Je retrouverai ces contrées
Où la beauté j'ai rencontrée
Dans la profondeur des regards
D'hommes purs à maints égards
Quand la Nature d'eux prend garde
Et qu'un grand horizon s'attarde
Au soir de si belles lueurs


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A vous faire flancher le cœur
Du bonheur clair de l'insouciance
Quand les guerriers ensemble avancent
Prêts à mourir pour leur Nation
Aux flancs houleux des étalons!

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Mais quand se tairont les fusils
Ceux qui resteront de  nos fils
Pourront-ils en charges brutales
Vaincre encor ces visages pâles
Qui plus nombreux s'en reviendront
Hâter notre extermination…

Custer.jpg
Tandis que  l'Esprit des prairies
Foule à jamais l'herbe chérie
Je garderai l'image en moi
De l'harmonie en seule foi
Qu'à leurs totems les sachems gravent
Pour n'être de personne esclaves!

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L e 25 juin 1876 à 15H20 la bataille de Little Big Horn (ou Little Bighorn, Custer's Last Stand - l'ultime résistance de Custer) s’engage à proximité de la rivière Little Bighorn (affluent du Bighorn, un affluent du Yellowstone), dans le Montana.
Elle oppose les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l'US Army du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux rassemblés sous l'influence du chef sioux Sitting Bull (Taureau Assis).
Sitting-Bull.jpg

Le commandement des attaques indiennes au 25 juin est confié et mené par les chefs sioux CRAZY HORSE (Cheval Fou) et  GALL et le chef cheyenne LAME WHITE MAN.
Gall.jpgCrazyHorse.jpg

Le dernier carré de cavaliers américains succombe à 18h20 après des combats acharnés (cet épisode deviendra légendaire sous le nom de "Dernière résistance de Custer", Custer's Last Stand).
A Little Big Horn 263 hommes du 7e de cavalerie trouvent la mort, et 38 sont blessés. Les dernières recherches des historiens laissent penser que les pertes indiennes ont été très lourdes, allant de 190 morts et 200 blessés au total à 200 morts sur le champ de bataille, sans compter les morts par blessure... Globalement, la moitié de ses 647 hommes du 7e de cavalerie est hors de combat (tués/blessés) et les Indiens d'Amérique ont perdu environ un tiers de leurs 1500 guerriers disponibles .

Cette bataille eut un grand retentissement dans l'opinion publique américaine, et conduisit au massacre de la Wounded Knee Creek, quatorze ans plus tard.
Elle constitue la dernière grande victoire indienne et marque le déclin définitif de grande nation sioux des prairies de l’Ouest américain.


Illustrations tirées pour l'essentiel des œuvres des grands Peintres du monde indien :
Karl BODMER (Zurich 1809 - Barbizon 1893)et George CATLIN (Wilkes-Barre, Pennsylvanie, 1796 - Jersey City, New Jersey, 1872).

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sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Little_Big_Horn
Voir aussi le site des amis de Little big Horn : http://www.friendslittlebighorn.com/

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Dimanche 23 décembre 2007

200705-champaigne-nativite.jpg

Toi  qui me fis défi de cesser de me plaindre
Et d''un trait, d'un seul, le bonheur te dépeindre
Délaisser  la tristesse et conjurer le sort
Pour renaître à la joie au lieu d'aimer la mort!

Ecoute au fond de moi le cri de mes envies,  
Et le désir d'aimer qui embellit la vie
Quand d'un parfum qui frôle au détour d'un contact
Je ne puis me défaire et contenir l'impact…

Entends-tu dans mon cœur la source qui s'épanche
D'un flot de sentiments dont la violence tranche
Avec le grand silence à l'orée de mes jours
Qui me rend  étranger au malheur pour toujours

Quand je regarde au ciel la fuite des nuages
Ce n'est que ton sourire auquel je rends hommage
Quand m'éloignent mes pas de ma chère maison
Ce n'est que pour tes yeux découvrir l'horizon!

Ainsi va le poète  essaimant sur la toile
Ses mots et de ses vers au ciel en fait étoiles
Dont l'une en ce beau jour de la nativité
Fera naitre lueur d'une divinité !


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"Cesse tes lamantations, Poète, et voile tes miroirs.Cherche ton reflet dans le regard d'une Autre et, peut-être, y trouveras-tu l 'horizon d'un sourire...Ton écriture est belle, mais par trop douloureuse.Ecris-nous un ciel bleu..."

 

 

  

adoration-FraLipi-1460-65.jpgPeintures ( dans l'ordre) :
Philippe de Champaigne
: 26 mai 1602 à Bruxelles, 12 août 1674 à Paris
Frederico Barocci, dit Barocci (ou Baroccio), en français le Baroche (Urbin, 1528 - Urbin, 1612)
Fra Filippo Lippi, dit Fra Filippo del Carmine né à Florence en 1406 et mort à Spolète le 9 octobre 1469.



MERCI A VOUS !

A tous ceux qui me visitèrent en cette année et me donnèrent un peu de leur temps de leur attention et de leur affection... A tous, je veux dire ma reconnaissance et pour eux je voudrais en ce Noël , l'amour et la quiétude, la paix et la fraternité... Bonnes fêtes mes amis.

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Lundi 17 décembre 2007

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Rien d'hier, d'aujourd'hui, n'entamera demain,
Viens, avec moi, ami, et prends-moi donc la main,
Je voudrais  te guider au  sentier d'indolence,
Et t’amener au lieu de nouvelle espérance...

Cette route est si longue à mener à demain
Mais je l'arpenterai si tu me tends ta main,
Avec cette espérance embaumant l'existence
J
e me reconstruirai si tu en es l'essence!...

cezanne.jpeg









Laisse moi éprouver la douce sensation

Qui fait battre mon cœur d'ineffable émotion
Et soulève ma peau d'un furtif tremblement :
Si tu es là, alors, j'irai plus sûrement…

On ne peut  rien donner de ce que l'on n'a pas,
Mais ce que je détiens, je ne le garde pas :
Si tu le veux, prends le, c'est à toi qu'il s'adresse
Ce discours que je fais,  si jamais tu me laisses…


cezanne-victoire.jpeg





Si jamais tu me laisses…






Peintures : Paul Cézanne
(19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, France - 22 octobre 1906 à Aix-en-Provence)

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Jeudi 6 décembre 2007

Hommage à Gustave Courbet
 COURBET-AUTOPORTRAIT-2.jpg

J'ai conservé de toi ce mal que tu me fis
Ta rayure de sang aux parois de mon âme
Ton souvenir qui reste et meurtrit mon esprit
Quand l'émotion d'aimer en douleur se déclame…

Car j'ai gardé de toi la trace de tes mains
Qui me griffaient le cou au long de nos étreintes
Et l'odeur de ta peau à l'orée de tes seins
Dont ne subsiste rien qu'une fragrance éteinte…

Etais-tu donc le diable ou mon ange gardien
Pour m'infliger brûlure au contact de ta braise
Tout en laissant regret de ta voix qui m'apaise?


Mais -il faut t'oublier au matin qui revient
Quand je vois au miroir ce visage inconnu
D’un homme au regard fou que tu n'as point connu…

 

Que tu n’as point connu !...

courbet00.jpg

Ces yeux qui vous regardent
Qui s’ouvrent par mégarde
Sur un monde atterrant
Tant de moi différent !
Quand pour peindre la vie
je n’ai que mes envies
Et pour m’en repentir
Qu'expression du Désir !

Gustave Courbet
(10 juin 1819 à Ornans, Doubs - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse)

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Du 13 Octobre 2007 –au  28 janvier 2008 : exposition COURBET aux Galeries nationales du Grand Palais >>> site de visite virtuelle :
http://www.rmn.fr/gustavecourbet/

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Mercredi 28 novembre 2007


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Si seul quand le froid vient,

Je déambule au  soir
Où rien ne me retient
Que lueur dans le noir
Où je vais et reviens
Ne sachant que vouloir
De ce mal ou du bien
Quand je me sens échoir

Car je sais que je perds
Ce qu'il faut de douleur
Pour faire quelques vers
Et ce qu'il faut de cœur
Pour ne point être amer
Quand  l'ombre du malheur
Se profile à l’envers
Du miroir des rancoeurs…

Suis je donc ce poète
Que j’aurais voulu être
Avec ses vers en tête
En musique peut-être ?
Ou suis-je donc la bête
Au plus noir de mon être
Qu’à traquer on s’entête
Pour la voir disparaître ?

Voilà donc bien ma vie
Comme une parodie
De désirs et d’envies
Qui feraient comédie
Mais aussi la survie
Face à la maladie
De l’âme inassouvie
Que mon cœur répudie…

Vous ne trouverez rien
En moi que de l’espoir
Et c’est déjà très bien
Que d’ainsi le vouloir
Si seul au froid qui vient
Quand je sens dans le noir
Ta main qui me retient
Si fort à m’émouvoir !

(Murmures d'un Gilles
entendues sans le dire!)

watteau-lindiff--rent.jpg





Devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine.

Abert Camus : L'étranger




Peintures : Jean Antoine Watteau,  
(Valenciennes le 10 octobre 1684 ,  Nogent-sur-Marne le 18 juillet 1721)

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