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Texte Libre

Vendredi 18 avril 2008

 

   
Navire à la dérive aux marins sans boussole

 Mon âme erre en la nuit en recherchant ton pôle  

 Et ce trésor d’amour que tu m’avais offert  

 Pour armer mon esquif partant en haute mer… 


 
Mais il n’est plus de havre et  de baie en ton cœur  

Pour me faire un abri aux vents dévastateurs  

Les amarres larguées et déjà loin du port  

J’ai vu briller l’azur mais j’ai perdu le nord… 

 

Ne voudras-tu jamais sous le mas de misaine  

Du navire en partance être mon capitaine  

Et d’un sextant expert fixant le firmament  

Me sauver du naufrage et calmer mes tourments… 

 
  
   
Mais tu m’as déserté partant vers d’autres rives  

Laissant mon fol espoir aller à la dérive….  

Sauras-tu donc jamais toi qui m’ouvris les yeux  

Que pour toi je partis sur l’océan houleux...

   

©lailesurlaplume - 2008  
 

 

 

 Peintures : KTie

 

 

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Jeudi 10 avril 2008


Toi mon autre moi-même à te porter en moi
J'épuise mon regard à ne pouvoir te voir
Au tréfond de mon âme où tu gis dans le froid
Quand saisir ton absence est comme un désespoir...

A ne plus rien comprendre autant que de souffrir
Et tant faire souffrir, j’ai perdu l’illusion
D’un jour être moi même autant que le désir
De me battre pour vaincre aussi grande affliction…

Je voudrais retrouver l’univers enfantin
Où je rêvais ma vie au rythme des jeudis
Quand le temps infini en mille serpentins
S’envolait au soleil de mes après midis…

Je voulais rire et vivre et le faisais pour deux
Et pour toi, aussi bien, je voulais posséder
L’univers tout entier pour que tu sois heureux,
Sentir ce frère en moi qui pourrait me guider…

Mais je n’ai jamais pu ou n’ai jamais voulu
Accepter cette tombe où gisait pour toujours
Les rires d’un enfant que je n’entendrais plus,
Le regard de cet Autre au confins de mes jours…

J’ai poussé sans grandir gardant aussi profond
Ce manque de quelqu’un qui a brisé le lien
Qui m’attachait au monde et fait mon abandon
Lorsque la nuit revient sans mon ange gardien !

Ces années ont passé et ne m’ont rien appris
Je t’ai cherché en vain, toi, mon alter ego
Autant je t’ai cru là mais toujours me mépris
De ce bonheur rêvé ne gardant que lambeaux!

J’ai tant écris pour toi, j’ai tant crié ton nom!
En poème ou en prose, que de mots il fallut
Pour épuiser ma foi, quitter mon ambition,
Accepter d’être seul et ne t’attendre plus…

Oui, si grande est ma peine à déserter ma foi
Que vanité me vient d’être encore ici bas,
De prétendre autrement, sinon par désarroi,
Quitter enfin ce monde où tu n’existes pas...


©lailesurlaplume-2008
 

 

 

 

 











Peintures : Salvador Dali

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Vendredi 29 février 2008

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I - Meeting

Et je traînais mon spleen dans les bars de ces ports

Où je buvais la bière à en perdre le Nord…
J’errai sur cette plage où l’infini du sable
Confondait son écume aux embruns inlassables…
Je restais seul au soir debout sur ce ponton
A regarder la nuit envahir l’horizon...
Il y avait des bateaux où les marins embarquent
Et j’en rêvais assis sur la coque des barques!
Le temps semblait figé comme une longue nuit
Sans pouvoir retenir  le goéland qui fuit…


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Et puis dans la grisaille un matin je l’ai vue
Qui regardait la plage et en prenait des vues…
Elle était absorbée à faire ses photos
Et je la regardais sans pouvoir dire un mot…
Des mouettes criaient, partant à tire d’ailes
Et ses cheveux défaits s’envolaient autour d’elle 

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Mais en se retournant elle m’a aperçu

Et d’un  regard si franc je ne fus point déçu…
Nos pas sur cette grève, ensemble sans mot dire
S’enfonçaient dans le sable et j’entendais son rire
Tandis que nous courions ainsi que des enfants
Au bout de la jetée où soufflait fort le vent…

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Le temps devint humide envahi par la bruine
Et ses cheveux mouillés sur sa joue enfantine
Donnait un air sauvage aux traits de sa beauté
Alors qu’elle avait froid et qu’elle grelottait…
Doucement de mon bras j’entourai son épaule
L’abritant de ma cape ainsi que d’une étole
Et,  protégeant nos corps que la pluie effleurait,
Son corps encor tremblant contre moi se serrait…

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Je ne sais plus comment dans ce bar où nous fûmes
Afin de les chauffer comme au  feu qu’on rallume

Nos mains l’une dans l’autre unirent leur tiédeur
Tandis qu’un chocolat fumait avec douceur
Toujours sans me parler elle posa sa tête,
Lasse, sur mon épaule en l’instant qui s’arrête...
Et je restai ainsi sans plus oser bouger
Veillant sur ce sommeil où le soir la plongeait…

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Moi, vagabond des mers, sans but en ma dérive,
J’avais soudain à moi, Princesse belle et vive !
J’aurais voulu, vraiment – était-ce Vanité ? -
Prolonger ce moment pour une Eternité…
Mais j’avais oublié que le temps n’est qu’un leurre
Qui nous ôte la vie à chacune des heures…
Quand je portai ma lèvre à son front apaisé
Elle se tourna pour me donner un baiser…

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Mais comment retenir une âme aussi sauvage
Dans l’impétuosité que lui donnait son âge ?
La nuit venait déjà, elle voulait partir
Et sans savoir son nom, je la laissai s’enfuir…

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J’errai sur la plage où l’infini du sable
Confondait son écume aux embruns inlassables…
Et je traînais mon spleen dans les bars de ces ports
Où je buvais la bière à en perdre le Nord…

   

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II - From Here

Cette longue jetée avançant sur les flots

Une mer grise et bleue en ce matin très tôt

Sur ses planches de bois d’un pas lent je l’arpente

Et la brise me frôle en sa caresse lente…

 

C’est un endroit connu de Douvres ou Brighton

Où j’ai déjà vécu, serait-ce l’émotion ?

Sa  déserte jetée au matin qui se lève

Nous y marchions ensemble, était-ce donc un rêve ?...


Dis... 

Etait-ce donc un rêve ?...

 

  

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III -  Darkness


Ce ciel si tourmenté dans la douceur d’un soir
Où émerge un profil de lampadaire noir,
Sur cette promenade où je vais solitaire,
Me fait comme un linceul de sa quiétude austère…

L'absence est bien cruelle autant qu’est   le destin
Et d'une vie entière il n'est même besoin
Pour dire le regret d’une seule existence
En l’instant de douleur qui pleure une présence….

Les nuages sont gris, semble-t-il, sur la mer
Ainsi que l’est  mon âme, au désespoir amer,
Sur cette promenade où je viens et où j’erre
Et me fais un linceul de mes pensées austères…

 

  

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IV - Loneliness

Au-delà des ces mots que tu ne me dis plus
Dans la  contemplation de la plage déserte
Je pense encor à toi, quand ta lèvre entrouverte
Me murmurait d’un souffle un amour absolu…

Sur le sable je marche où la mer vient mourir
D’une vague sans force autant que l’existence
Le sais-tu ? Ton silence empreint mon espérance
De bourrasques du large où le vent t’a fait fuir…


Où le vent t'a fait fuir...



 

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Photographies :
Alice
Remerciements à l'Artiste

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Copyright ©lailesurlaplume
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Mercredi 13 février 2008

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Ce qu’il faut de courage à ne point abdiquer
Le sais-tu ? Et de peine à tant s’en expliquer
Alors que tout nous pousse en l’infini du vide
Au bûché d’un présent que le passé lapide…


Ecoute la douceur  monter encore en toi
Quand la musique fait un ciel de mille émois
Au cœur de ton orchestre où tu es le pianiste
Et que tes doigts enfin te font comme une piste…



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Ce qu’il faut de tourments à  ne jamais sombrer
Le sais tu ? Et de pleurs à ne les dénombrer…
Alors que tout t’appelle à tomber en démence
Aux notes d’un concert qui fredonne l’enfance…

 

 


 

Marche sur les chemins qui vont à travers champs
Quand l’hirondelle enfin te refait un Printemps :
Ton cœur est ton orchestre et bat comme une fête
Ce concerto est tien, vibrant sous ta baguette !

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Ce qu’il faut d’amnésie à ne s’interroger
Le sais-tu ? Quand la vie, il nous faut prolonger
Alors que chaque jour n’est qu’un plaisir futile
A ne livrer d’un cœur que lambeaux inutiles…

 



Vois-tu, si cette larme, en ce tourment secret,
Me vient quand la passion s’accroche à ton archet

Me faisant sa violence au fond de son murmure
C’est que sans l’avouer … son tempo me rassure…

 

C’est que sans l’avouer …

Son tempo me rassure…


© lailesurlaplume - 2008 - Tous droits réservés

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Peintures : Pablo Picasso et Nicolas de Staël
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Vendredi 11 janvier 2008

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Je me suis tant battu pour rien
A rechercher comme personne
Pourquoi faut-il que l’on s’étonne
A blasphémer les jours anciens....

Mais désormais, ni mal ni bien,
Quand la jeunesse en moi résonne
Comme un amour qu’on abandonne
C’est un adieu qui m’en revient…

Et dans ma main je prends ta main
O mon enfant quand tu frissonnes
Dans ce sommeil qui t’abandonne
Tout contre moi je te retiens…

Et c’est pour toi que je reviens
Te dire que la vie est bonne
Dans cet amour que l’on se donne
Ecrire ici les jours anciens !…

Ces jours dont tant je me souviens
Dont l’insouciance encor m’étonne
Dans tes dessins que tu griffonnes
Me libérant de tous mes liens …

O mon étoile et mon destin
C’est ta lumière qui rayonne
Et ta musique qui résonne
Pour que ta vie soit un festin…

Pour te sauver de ton chagrin
Je te ceindrai d’une couronne
De  fleurs sauvages qui foisonnent
A la rosée blanche au matin

Je veux demeurer le gardien
De ta vie quand l’âge me sonne
A l’heure où mes cheveux grisonnent
Sans blasphémer les  jours anciens…

 

 

Peintures : Georges de La Tour

Saint Joseph charpentier - Musée des Beaux-Arts de Besançon

Le songe de saint Joseph (détail) - Musée des Beaux-Arts, Nantesdelatourvisionstjosephc1640.jpg


La petite sorcière malade
Traverse le marécage
Avec son balai brisé
À la main

Les petits oiseaux sauvages
Lui servent de petits pages
Et la conduisent là-bas
Vers le ruisseau

Comme toi dans sa main
Elle conserve son chagrin
Qui fleurit comme un chardon
De blé noir, noir

Un braconnier me rapporte
De petites bêtes mortes
Qui ressemblent à mon amour
Mon amour

Elles ont du plomb dans les ailes
Dans les flancs et la cervelle
Leur sang frais tache la nuit
Toute la nuit

Comme toi loin de moi
Elles ont désormais trop froid
Elles ont désormais trop froid
Pour sourire pour sourire

La petite sorcière est morte
On a cloué sur sa porte
Quatre grands papillons bleus
Et muetsCAMN0DEB.jpeg

Le même deuil sur ta porte
Comme le courant m'emporte
Vers de grands sables mouvants
Trop mouvants

Et pour toi dans ma vie
Jaillissent des feux follets
Jaillissent des feux follets
Dans mes nuits
Dans mes nuits

Dans ma vie !

Paroles: Étienne Roda-Gil, musique: Julien Clerc


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Mercredi 21 novembre 2007

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J’imagine ton doute aux confins de tes peines
De me penser si loin quand la mer se déchaîne,
A me croire perdu au fond de  l’horizon
Pour m’évader de toi comme d’une prison…

Si égaré je fus ce n’est que par faiblesse
D’avoir goûté nectar qui me fit une ivresse
Quand l’âme on me volait pour mieux me renier 
D’une fausse passion me tenant prisonnier !

Mais au temps des émois succéda le tourment
De me perdre moi même en si grand maléfice
Et d'une âme perverse éprouver la malice…

Car je connus l’enfer aux charmes de ses chants
Résistant tel Ulysse à la voix des sirènes
Pour retourner vers toi, au vent qui  me ramène !


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Retour d'Ulysse à Ithaque






Heureux qui comme Ulysse

A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes années

(Georges Brassens  -  paroles d'Henri Colpi) 



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Le Lorrain : Départ d’Ulysse du pays des Phéaciens

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Lundi 6 août 2007



Faut-il donc tout donner au risque de détruire
Ou faut-il préserver le vrai de ce qu’on est
Ne jamais se livrer pour éviter le pire
Et puis vivre sans risque un oubli résigné ?

Tu m’as aimé ainsi car dans ton existence
Je passai insouciant et tu me trouvais pur
Je t’ai tout dévoilé de mon âme en souffrance
Et tout donné de moi : mon passé, mon futur…

Cet amour était grand et il portait ma flamme
Chaque instant de ma vie avait le goût de toi
Comme chaque silence était pour moi un drame
Car les clefs de mon coeur tu les tenais pour moi…

A trop vouloir saisir ton infinie présence
Je me suis épuisé luttant comme jamais
Mais avec maladresse et autant d’imprudence
A te faire savoir combien fort je t'aimais

Mais je n’avais la chance au détour du hasard
Que certains avaient eu d’être aussi près de toi
Pouvoir ainsi lisser d’un geste ou d’un regard
La portée d’un propos, prouver la bonne foi

Ton amour si profond ne ferait-t-il en sorte
Qu’aussi seul par mes mots envoyés sur la toile
Il provoque courroux et me ferme ta porte
Quand je cherchais passage en ta nuit sans étoile…

Oui fallait-il donner autant et sans compter ?
Valait-il mieux en fait se cacher, s’embellir
Pour paraître et briller et pouvoir te dompter ?
Mais je ne puis le dire à bien y réfléchir !…

Ces folies, ces serments, qui frisaient la démence
Ont eu raison de moi, dans l’incompréhension,
Mais après tout tant pis : ils m’ont pris l’existence
Pour la jeter au feu qui brûle la passion !

Faut-il donc tout donner au risque de détruire
Ou faut-il préserver le vrai de ce qu’on est
Ne jamais se livrer pour éviter le pire
Et puis vivre sans risque un oubli résigné ?



       6 août 2007          
                  





Peintures : Karine Schneider
http://schneider.karine.free.fr/

 






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Samedi 4 août 2007


Ne vous donner de moi que ces morceaux de rien
Ou des bribes de tout quand rien ne me retient
Quant c’est dans le secret que je subis ma vie
Alors que je me vide autant de toute envie !

Une gare où j’attends l’arrivée de ce train
Dans la chaleur d’été quand l’angoisse m’étreint
Ces gens dont je me fous dont rien ne m’interpelle
Quand dans leur brouhaha enfin je ne vois qu’elle…

Le rire d’une enfant qui découvre la mer
Ces voiliers dans le port aux grands mats découverts
Tandis que sur la baie en ces  écumes blanches
Un bateau sous le vent de sa voile se penche…

Ces bribes d’un peu tout et ces riens en morceaux
C’est aussi au matin boire ce café chaud
Tandis qu’elle me parle au détour d’un sourire
Quand je sens son parfum sans pouvoir rien lui dire…

Et puis aussi apprendre enfin à renoncer
A ces mots qu’en ce jour, je voulais prononcer
Reprendre tous mes riens pour en faire des bribes,
Des bribes d’un peu tout qu’un si grand vide imbibe
 !

5 août 2007














Peintures : Gérard Capron :  http://www.gcapron.com

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Dimanche 22 juillet 2007



Quand mon âme est si vide autant que l’est mon cœur
Je me laisse emporter par l’insigne noirceur
Qui gomme de ma vie autant de ses couleurs
Et me donne du temps une infinie douleur
Quand se passe son flot où n’est plus le bonheur
Qui m’a tant déserté en me laissant la peur !

Je regarde la route : à l’avoir tant courue
Ai-je bien fait ou pas de l’avoir parcourue
Au point qu’au soir la mort m’est accourue
Quand j’ai vu ta douleur et  ne l’ai secourue
Puisque ton âme aussi, je l’ai tant discourue
Sans vraiment te savoir à jamais disparue…

Que faire désormais de cette vie sans âge
Que rechercher sinon les traits de ton visage
Dans ces gens inconnus détruisant ton image
Quand je me tue en vain à saisir le mirage
Fuyant à l’horizon comme un sombre présage
De grande solitude au seuil d’un long voyage…

Il faut me résigner à ce si triste sort,
Accepter d’être seul pour affronter la mort
Ne plus faire non plus semblant d’y croire encor
Puisque n’ai plus le coeur à chercher réconfort…
L’amour est mort en moi quand il était si fort
Et ses voiles brisées ne prendront plus d’essor…


Quand mon âme est si vide autant que l’est mon cœur
Je me laisse emporter par l’insigne noirceur
Qui gomme de ma vie autant de ses couleurs
Et me donne du temps une infinie douleur
Quand se passe son flot où n’est plus le bonheur
Qui m’a tant déserté en me laissant la peur !

22 juillet 2007

 






Peintures : Louis Mathieu Verdilhan (1875-1928)

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Vendredi 13 juillet 2007



O Christ du Sacré Cœur, tu m’as ouvert tes bras
Je marchais sans savoir où m’amenaient mes pas
Ils m’ont conduit à toi dans ta nef éclairée
Où tu m’as accueilli pour me soigner les plaies…

Oui, je dois t’avouer tant de ressentiment
Que j’éprouvais contre elle en mon aveuglement
De la voir m’infliger aussi grand abandon
Ne pouvant supporter cette déréliction !

Christ au fond de ton cœur fais lui miséricorde
Donne lui ta lumière afin qu’elle surmonte
L’épreuve qui l’accable et le mal qu’elle affronte…

Je t’implore à genou pour que tu nous accordes
Ton Pardon qui absout de la désinvolture
Et donne à notre Amour le sceau de son Epure…

13 juillet 2007

 

 

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