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2006-05-14T00:04:28Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-21200757.html
Au temps qui passe doucement
Dans le dédale de nos ans
Et la course contre le temps
Où nous voulions être devant
Ouvrir la route à nos enfants
Pour les voir si loin maintenant!
A ce temps là,
Je lègue …
Au temps qui va rapidement
Emportant subrepticement
Un peu de vie à chaque instant
Et ce courage en se levant
D’en accepter le reniement
Lorsque blêmit ce matin blanc…
A ce temps là,
Je donne…
Au temps qui reste maintenant
Alourdi par les jours d’antan
Et bousculé par le présent
A ne vivre qu’ente les temps
Quand il ne reste des printemps
Que l'Amour éternellement!
Au temps qui passe,
Au temps qui va,
Au temps qui reste…
Je lègue, je donne, ce chant!
©lailesurlaplume
Cette chanson de Serge Reggiani
Prenez le temps de l'écouter
De la lire
De la vivre
Ici...
Paroles: Jean-Loup Dabadie,
musique: Alain Goraguer, © 2002
Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures , combien?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps encore?...
Combien?
Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir!
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer!
Je l'aime tant le temps qui reste!
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...
J'ai
encore du pain,
Encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini!!!
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?...
En Hommage à Serge Reggiani ....
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2008-07-13T19:05:20Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-20883269.html
J'exulte mes inspirationsComme on ouvre une ville,Où l’on prendrait des émotionsDans la foule
qui s’annihile...Mes mots construisent ce château
Qui se peuple, au soir, des fantômes
D’êtres aimés partis trop tôt,
Revenus voir ceux que nous sommes !Je trace aux confins d’océans
le contour des côtes sauvages
Que balayent des ouragans
Où les navires font naufrage !
Dans le silence et dans le bruit
De chaque mot je veux extraire
Comme un nectar tiré d’un fruit
Le suc du temps qu’on ne peut taire ! Et c’est bien lui qui fait mon deuil
Quand à écrire je m’obstine
Comme un Phénix dans ses écueils
Qui renaîtrait dessus ses ruines ! Car bien plus qu’un être parfois
Je suis l'air, le feu, qui s'assemblent
L'esprit, le corps, qu'unit la foiLa
Liberté qui les transcende!
.....La
Liberté qui les transcende !
Peintures : Henri Julien Félix Rousseau dit le Douanier
Rousseau,né
le 21 mai 1844 à Laval et mort le 2 septembre 1910 à Paris.
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2008-07-04T18:02:55Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-20342563.html
De ta fragilité tu battis ta puissancePlantant tes pilotis dans le sable en mouvancePour
faire miroiter tes Palais dans les eaux
Dont ta sérénissime inondait ses canaux…
Mais cette faible assise à ta puissance austère
T’exempta de l’orgueil de posséder la terre
Portant tes prétentions aux confins du LevantPour chercher ta fortune aux épices d’Orient !
Car tu tins l’Occident au cœur de ta défiance
Eblouissant ses Rois des Trésors de Byzance
Donnant à leurs joyaux ta lagune en écrin
Qu’aucun ne put défier tant ton Lion était craint !
Aux mosaïques d’or du chœur de sa coupole
Veille ta vierge noire afin que tu t’isoles
A l’écart de tout choix définitivement
Une main vers l’Orient, l’autre vers l’Occident…
Et forgeant tes canons pour armer tes navires
Tu as dompté la mer pour éviter le pire
Ouvrant tant de chemin à tes explorations
Des routes de la soie aux confins des nations!
Ne gravant pas de noms aux frontons de tes fresques
Préférant te vêtir d’habits carnavalesques
Pour soumettre à l’Etat les grands et les puissants
Garder ta République au prix même du sang !
Me voudras-tu un jour au palais de tes doges
Quand je me laisse aller à te faire un éloge
Et sous le campanile au soir quand il fait tard
Ecouter tes violons sur la place Saint Marc…
Et quand je perds mon âme à courir tes ruelles
Pour enjamber tes ponts donnant sur des venelles
C’est à me retrouver que je te fais soupir
Mais c’est autre que moi que je vois revenir !
Je te veux O ma mie admirant ces gondoles
Traçant leur fin parcours dans les murs qu’elles frôlent
Et dans leurs vernis noirs, brillant sous le soleil,
Habiller nos émois d’une lune de miel…
Et sous le Rialto filer dans leur dérive
De nouveaux sentiments portés loin de nos rives
Jusqu’à ce que la nuit, elles viennent à quai
Assoupir leur étrave en de saillants reflets…
O ma Serenissime !
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2008-07-06T22:12:33Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-2845430.html
Elle s'était assise et d'un air nonchalant,
Un bras sur le fauteuil posé négligemment,
Elle me contemplait d'un regard incertain
Scrutant l'ailleurs en moi qui ne pouvait plus rien...
L'éventail déplié qui ne lui servait plus
Reposait sur sa robe entre ses doigts ténus,
Se confondant aux flots légers du satin noir
Semé de fleurs de sang où il venait de choir...
Ainsi elle attendait devant moi, avec grâce,
De ses lèvres fermées, sans pli et sans espace,
Au galbe de ses joues à l'étrange pâleur,
Rien ne semblait devoir trahir les jours de pleur...
Je me sentis petit devant sa dignité
Et des mots de pitié que j'avais apportés,
Je n'en pus dire un seul pour lui parler de lui
Quand, dans ses yeux d'airain, juste une larme luit...
Peintures : Pablo Picasso
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2008-06-01T09:37:25Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-19549848.html
Le procès de Baudelaire se tint le 20 aout 1857...
Voici ce que le poète aurait pu dire de ses juges!
J’ai écrit avec cœur, j’ai écrit avec l’âme
J’ai voulu tout donner au flambeau de ma flamme
Révélant ma souffrance autant que mes bonheurs
Ne cachant rien du vide et du doute intérieur !
J'ai donc fait ce voyage au plus profond de l’Etre
Comme une initiation que l’on prend à le lettre
Et qui me fit vertige au point de défaillir
Quand des esprits malins voulurent m’assaillir !...
En ai-je alors commis pêché d’apostasie
A vouloir tant servir la pure poésie
Et faire un rituel sacrifice d’espoir
Au bruissement vainqueur d’une aile d’ange noir ?
Mais quand son vol lugubre aux confins de l’espace
Se fut évanoui comme l’orage passe
En poète meurtri du monde rejeté
A mes juges je fus en pâture jeté…
Et parmi mes censeurs en grande confrérie
Intentant ce procès fait en sorcellerie
Je reconnus alors – et combien j’en ai ri !-
Ceux là même qu’hier mes vers avaient nourri !
Face à leurs injonctions, je plaidais qu’un poète
En son pays souvent n’est pas même prophète
Mais qu’il va son chemin ne dissimulant rien
Et n'écrit pas pour plaire à ceux qui font ses liens !
A l’heure du verdict, je ne puis que me taire
Jugez moi donc coupable alors d’être un faussaire
De travestir mon vice en de faux sentiments
Et faire de mes mots d’infâmes boniments !
Condamné au silence et privé de ma plume
Prisonnier, en viendrai-je à mourir d’amertume
Quand au grand désespoir dont mon cœur s’alourdit
S’ajoute les regrets d’un poète maudit !
© lailesurlaplume - 2008
LE PROCES DES FLEURS DU MAL
Arthur Rimbaud disait de lui «C'est un Dieu».
La justice de Napoléon III - qui voyait plutôt en lui un diable - le contraignit à retrancher plusieurs poèmes des « Fleurs du mal » pour outrage à la morale publique.
Dans les deux cas, le jugement est sans appel !
Baudelaire est condamné à la postérité.
Le procès de Baudelaire (il doit se présenter le 20 août 1857 à l'audience de la 6 ème Chambre Correctionnelle devant
laquelle sont traduits escrocs, souteneurs et prostituées) ne dure que quelques heures: vite fait, mal fait. Le processus de Pinard (procureur général) est simple : dresser un catalogue de
passages isolés les plus outrageants, afin de démontrer à la cour l'offense indéniable à la morale publique et religieuse. La défense de l'avocat de Baudelaire, Maître Chaix d'Est-Ange, n'est
guère plus brillante. Gêné dans sa plaidoirie par un poète qui préférerait se défendre seul et sans que soient abordés certains points de sa vie privée et familiale, le défenseur se contente
essentiellement de comparaisons avec d'autres ouvrages fort connus, pourtant équivoques, mais jamais poursuivis. Le verdict est à la hauteur des plaidoiries : le tribunal ne relève pas l'offense
à la morale religieuse, mais considère qu'en se qui touche à la morale publique et aux bonnes moeurs, il y a bien lieu à condamnation, l'ouvrage contenant des passages ou expressions obscènes et
immorales.
Il ordonne la suppression des poèmes suivants: «Les Bijoux», «Le Léthé»,
«A celle qui est trop gaie», l'une des «Femmes damnées». «Lesbos», les «Métamorphoses du Vampire» (pour leur lecture, prière de vous reporter à vos manuels scolaires). Baudelaire et ses éditeurs
sont condamnés à payer une amende (300 F pour l'écrivain), et sont privés de leurs droits civiques. L'auteur des «Fleurs du Mal», en sortant de l'audience, à qui un ami demande s'il s'attendait à
être acquitté, répond : Acquitté!- J'attendais qu'on me ferait réparation d'honneur. Qu'importe, il est certains critiques littéraires et autres juristes bien pensants, qui, souhaitons-le, s'en
retournent dans leur tombe. Celle de Baudelaire est toujours « fleurie ». Le scandale qui a accompagné la parution de son ouvrage le plus célèbre y est sans doute pour quelque
chose.
Olivier Gardel-Dubois (In Vivre en Poésie 25).
L'Albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mais le poète peut-il être autre chose que cet albatros si
ridicule dans le monde effectif?
Et peut-il être vraiment compris?
ANNIVERSAIRE
14 mai 2006 <<<<< >>>>>> 14 mai 2008
Voici deux ans aujourd'hui que l'Aile a pris son vol pour faire voler la Plume !
Depuis deux ans 68 546 pages ont été vues et vous avez été 18.832 à venir ou
revenir lire L'aile sur la Plume...
Vous avez laissé plus de 1300 commentaires...
Merci à votre fidélité! Merci sincèrement...
Mais L'aile peut-elle continuer son vol?
Epuisée, fatiguée, peut-elle survivre à son procès?
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fr
2008-05-25T18:15:28Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-19293540.html
Au clair
beau jour de tes vingt ans
Cueille l’amour dans l’air du temps
Dompte la nuit, saisis le vent
Pour vivre un rêve époustouflant
Avec tes mots pleins de talent !
Au clair beau jour de tes vingt ans
De ce bonheur que tu attends
Cueille la fleur au doux printemps
Du renouveau des sentiments
Et mets tes yeux au firmament !
Au clair beau jour de tes vingt ans
Tu as encore tant de temps
Mais ne crois pas qu’il soit autant
Il se défile lentement…
Ce temps à vivre intensément !
Au clair beau jour de tes vingt ans !...
Peintures William Adolphe BOUGUEREAU
né et mort à La Rochelle (30 novembre, 1825 - 19 août,
1905)
©lailesurlaplume 2008
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fr
2008-05-05T18:06:25Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-2836801.html
Je partirai par un matin
Souillé de brumes hivernales…
J'aurai jeté tous mes refrains
Toutes mes illusions fatales !
J'aurais ôté de mon
esprit
Ces rêves qui font des mirages...
Et, las, sans rêves ni dépit,
Sans amour, ni haine ni rage,
Je m'éloignerai lentement
De la ville encore endormie...
Et mon coeur plein d'enchantement
Ne regrettera plus sa vie…
Car je marcherai de longs jours
Dans les forêts et les campagnes,
Car, ainsi, j'irai pour toujours
Sans chien, sans ami, sans compagne.
Peintures :
Jef Friboulet
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fr
2008-04-26T14:45:15Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-2926358.html
Navire à la dérive aux marins sans boussole
Mon âme erre en la nuit en recherchant ton
pôle
Et ce trésor d’amour que tu m’avais offert
Pour armer mon esquif partant en haute mer…
Mais il n’est plus de havre et de baie en ton
cœur
Pour me faire un abri aux vents
dévastateurs
Les amarres larguées et déjà loin du
port
J’ai vu briller l’azur
mais j’ai perdu le nord…
Ne voudras-tu jamais sous le mas de misaine
Du navire en partance être mon
capitaine
Et d’un sextant expert fixant le
firmament
Me sauver du naufrage et calmer mes
tourments…
Mais tu m’as déserté partant vers d’autres rives
Laissant mon fol espoir aller à la
dérive….
Sauras-tu donc jamais toi qui
m’ouvris les yeux
Que pour toi je partis sur
l’océan houleux...
©lailesurlaplume - 2008
Peintures : KTie
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2008-04-18T20:28:48Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-6718127.html
Toi mon autre moi-même à te porter en moi
J'épuise mon regard à ne pouvoir te voir
Au tréfond de mon âme où tu gis dans le froid
Quand saisir ton absence est comme un désespoir...
A ne plus rien comprendre autant que de souffrirEt tant faire souffrir, j’ai perdu l’illusion
D’un jour être moi même autant que le désir
De me battre pour vaincre aussi grande affliction…
Je voudrais retrouver l’univers enfantin
Où je rêvais ma vie au rythme des jeudis
Quand le temps infini en mille serpentins
S’envolait au soleil de mes après midis…
Je voulais rire et vivre et le faisais pour deux
Et pour toi, aussi bien, je voulais posséder
L’univers tout entier pour que tu sois heureux,
Sentir ce frère en moi qui pourrait me guider…
Mais je n’ai jamais pu ou n’ai jamais voulu
Accepter cette tombe où gisait pour toujours
Les rires d’un enfant que je n’entendrais plus,
Le regard de cet Autre au confins de mes jours…
J’ai poussé sans grandir gardant aussi profond
Ce manque de quelqu’un qui a brisé le lien
Qui m’attachait au monde et fait mon abandon
Lorsque la nuit revient sans mon ange gardien !
Ces années ont passé et ne m’ont rien appris
Je t’ai cherché en vain, toi, mon alter ego
Autant je t’ai cru là mais toujours me mépris
De ce bonheur rêvé ne gardant que lambeaux!
J’ai tant écris pour toi, j’ai tant crié ton nom!
En poème ou en prose, que de mots il fallut
Pour épuiser ma foi, quitter mon ambition,
Accepter d’être seul et ne t’attendre plus…
Oui, si grande est ma peine à déserter ma foi
Que vanité me vient d’être encore ici bas,
De prétendre autrement, sinon par désarroi,
Quitter enfin ce monde où tu n’existes pas...©lailesurlaplume-2008
Peintures : Salvador Dali
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2008-04-10T18:08:33Z
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http://www.lailesurlaplume.com/article-18488050.html
Un rayon de lumière est venu ce matin
Caresser les buissons et les fleurs du jardin
L’air était un peu froid, l’herbe toute mouillée
Sur la plaine j’ai vu quelque blanche nuée…
Un instant j’ai marché sans bruit sur le sentier
Sans m’en apercevoir doucement j’ai rêvé…
Alors j’ai retrouvé des choses oubliées
En voyant les cyprès et leurs branches pliées…
Je regardai le ciel qui était pur et bleu
Et la mer au lointain qui scintillait un peu
Sur sa ligne d’azur, à l’horizon qui flanche
Penchait une fugace et frêle voile blanche…
Mais un instant plus tard le soleil se leva
Dans le ciel triomphant, au loin, il s’éleva
Inondant le jardin de mille couleurs vives
Il éblouit mes yeux et mon âme rétive…
Et quand fondit le givre en mille gouttes d’eau
Et coula la rosée en un lent filet chaud,
J’aurais voulu pleurer en laissant une larme
Mourir sur l’herbe humide où s’estompait un charme !
Peintures : Claude Monet (Paris : 14 novembre 1840 – Giverny : 5 décembre 1926)
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2008-04-06T10:10:16Z